Bernard Arnault, le fondateur de LVMH a investi dès 2016 dans Moderna via sa holding familiale Agache. Accessoirement propriétaire du Parisien

Le patron français de Moderna, Stéphane Bancel, demande le lancement d’un fonds de croissance pour nos biotechs !

Stéphane Bancel, le patron du laboratoire Moderna.

On est quand même un pays formidable, unique en son genre. Un pays, celui de Pasteur, à la fois incapable de produire dans les temps un vaccin anti-Covid, même si Sanofi annonce le sien un an après Pfizer ou Moderna , et en même temps, celui dont est originaire Stéphane Bancel, 49 ans, l’extraordinaire ingénieur centralien formé à la biochimie et que le monde nous envie.

Qualifié partout « d’homme qui pourrait sauver le monde », celui qui a fait ses armes chez BioMérieux (de 1995 à 2008) a même intégré à la faveur du succès de son ARN messager le top 30 des fortunes mondiales de Forbes (23 éme position avec une fortune estimée à 3,6 milliards d’euros)

Cela laisse songeur. Une progression record même si ce n’est pas du tout la motivation première du PDG de Moderna. À l’écouter, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, c ‘est même tout l’inverse et pourrait s’apparenter à du bénévolat : « avec ma femme, nous donnons l’intégralité de notre fortune à une fondation baptisée Champions of love. Nos enfants sont prévenus : « on paye vos études et ensuite vous vous débrouillez. » Voilà qui est clair !

Bancel est animé par l’intérêt supérieur de l’humanité, et ne semble n’avoir jamais douté du fait que ce nouveau type de vaccin n’allait pas manquer d’engendrer comme avancées médicales. L’ingénieur marseillais pense que l’on va pouvoir guérir d’autres maladies : « cette technologie va transformer la médecine d’une manière extraordinaire. En cardiologie, grâce à un partenariat avec AstraZeneca, nous testons une molécule qu’il suffit d’injecter dans le cœur d’une victime d’infarctus pour que des vaisseaux sanguins tout neufs se reconstituent… Nous testons également des traitements personnalisés contre le cancer. Et nous espérons guérir des maladies auto-immunes dont le lupus. »

Tout cela est prometteur, et laisse beaucoup d’espoir. Visiblement, l’intérêt financier n’est pas le moteur de notre génie habité par un projet supérieur. Cela force le respect, notamment lorsqu’il avoue sans ambage : « J’ai été éduqué par les jésuites à servir. Aider à sauver des vies, c’est mon métier depuis mon premier job à 23 ans où je me bâts pour sauver la vie d’enfants japonais victimes d’une épidémie bactérienne…. »

Alors bien sûr, on ne peut pas se réjouir d’un tel parcours aussi prodigieux sans éprouver quelques regrets sur le fait qu ‘il n’ait pas pu mettre en œuvre tout cet esprit d’entreprendre et d’innovation en France au lieu de le faire à Boston aux Etats-Unis. C’est une question légitime et importante. Là aussi, Bancel n’élude pas le sujet, et il y répond. Sur le plan de la Recherche d’abord : « La France a des scientifiques de haut niveau mais manque d’un vivier d’ingénieurs et de techniciens formés aux technologies les plus modernes. « 

Sur le sujet du financement, le PDG de Moderna reste plus catégorique : « il manque une structure adaptée au capital de croissance des biotechs en France à cause d’un problème de législation…»  Une pierre jetée dans le jardin des Bruno Le Maire, Nicolas Dufourcq (BpiFrance) voire d’Emmanuel Macron, pour pouvoir accomplir et réussir cette fameuse « startup nation », à laquelle le président de la République tient et à juste titre. Un président avec qui Bancel échange régulièrement et c’est heureux.

Il est vrai qu’au-delà de la prouesse technologique, la capacité à pouvoir lever beaucoup d’argent devient un point fondamental dans les nouvelles réussites mondiales du monde globalisé. Qui lève le plus et vite, gagne ! On l’a vu ces dernières années pour les GAFA américains propulsés à la fois par le formidable essor du capital risque américain aussi bien que par les appuis massifs et ininterrompus des administrations et notamment du Pentagone, comme cela a été le cas pour Google.

Moderna a pu aussi être soutenu très rapidement au début de l’épidémie par Donald Trump en personne, qui après avoir lui même rencontré Stéphane Bancel et ses équipes dès le 2 mars 2020 à la Maison-Blanche, n’hésita pas à mobiliser très vite moyens, logistiques et commandes. Une subvention exceptionnelle de 483 millions de dollars pour « le développement du vaccin contre le coronavirus » de la part du BARDA (Biomédical Advanced Research and Development Authority) fut enclenchée. En mai 2020, le président de la banque Morgan Stanley, James Gorman souscrivit seul l’intégralité de l‘augmentation de capital pour 1,3 milliards de dollars. Ce qui fait dire prosaïquement à Bancel : « on peut critiquer la vision à très court terme des marchés financiers, mais en l’occurrence, ils ont réagi très vite et efficacement. »  (sic)

Des ses débuts en 2011,  Moderna a pu mobiliser un financement record de 100 milliards de dollars et de nombreux family offices se sont penchés sur son berceau dont un certain Bernard Arnault, le fondateur de LVMH, qui a investi dès 2016 dans Moderna via sa holding familiale Agache.
Les riches, cela sert aussi à cela ! Donc, autant les avoir chez soi ! Essayons de nous en rappeler, au lieu de chercher à les pourchasser.

Source : https://www.entreprendre.fr/le-patron-francais-de-moderna-stephane-bancel-demande-le-lancement-dun-fonds-de-croissance-pour-nos-biotechs/

Bernard Arnault et LVMH rachètent “Le Parisien” et “Aujourd’hui en France”

Le milliardaire Bernard Arnault, PDG de LVMH et propriétaire des “Echos”, a racheté les quotidiens “Le Parisien” et “Aujourd’hui en France”.

Bernard Arnault le 5 septembre 2012.

Le leader mondial du luxe LVMH, déjà propriétaire des Echos, va racheter les quotidiens Le Parisien et Aujourd’hui en France, créant ainsi un nouveau poids lourd de la presse française capable de rivaliser avec Le Monde/L’Obs, Le Figaro et Libération/L’Express. Les deux groupes se sont félicités de cet accord, sans en divulguer le prix, après l’avoir annoncé au personnel des deux groupes mardi 26 mai.

“C’est une opportunité très récente. Nous avons estimé qu’il s’agissait pour Le Parisien d’une vraie opportunité d’avoir un actionnaire solide pour accompagner son développement. Elle va nous permettre d’accélérer notre croissance sur un marché du sport très dynamique en France et à l’international, ainsi que sur le digital”, a souligné à l’AFP Philippe Carli le directeur d’Amaury, propriétaire de L’Equipe et organisateur de grands événements sportifs comme le Tour de France. 

Une vente attendue mais pas si tôt

Même satisfaction aux Echos: L’opération est “très positive”, et “prouve que notre actionnaire croit en la presse“, a expliqué le directeur des Echos, Francis Morel, devant sa rédaction mardi. “Notre titre a certes retrouvé l’équilibre, mais il était important d’accélérer et d’accompagner le mouvement de concentration du secteur”. 

Une combinaison du quotidien d’infos générales et du journal de l’économie afficherait une diffusion d’environ 500.000 exemplaires et près de 10 millions de lecteurs numériques, a-t-il ajouté. “Les deux titres sont très différents, ils resteront distincts au niveau éditorial, cela va de soi”, a précisé Francis  Morel. L’annonce a surpris analystes et syndicats car jamais LVMH n’avait manifesté son intérêt pour les deux quotidiens généralistes. 

“Ce n’est pas une surprise qu’Amaury vende, même si nous pensions que cela n’interviendrait que l’an prochain. Mais que ce soit LVMH est une surprise”, a commenté une syndicaliste du Parisien. Le rachat inclut aussi la filiale de diffusion du groupe Amaury et son imprimerie de Saint-Ouen, qui devrait fermer prochainement, peut-être dès fin 2015. 

La presse papier aux mains des milliardaires

Selon Le Figaro, le groupe de Bernard Arnault n’aurait offert que 50 millions d’euros pour ces deux titres qui se vendent, en cumulé, à 378.000 exemplaires par jour, et génèrent 185 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Ce prix ne serait que le quart des 200 millions réclamés par Amaury lors d’une précédente tentative de vente en 2010. 

Le Parisien a réussi à redresser ses comptes après quatre ans de déficit, à la suite d’un sévère plan d’économies. Mais il reste affaibli par des ventes en recul de quelque 8% par an depuis 2 ans et la crise du marché publicitaire. Il est aussi en retard dans le numérique. En s’offrant bon marché des titres papier, Bernard Arnault suit les traces d’autres milliardaires français comme Patrick Drahi, propriétaire de SFR, qui vient de racheter Libération et l‘Express, Xavier Niel (Free), coactionnaire du Monde et du Nouvel Observateur, et avant eux Serge Dassault, qui détient le Figaro

“Le Parisien”, un atout pour LVMH

Bernard Arnault avait déjà acquis en 2007 Les Echos, groupe qui comprend également Radio Classique et les magazines Investir et Connaissance des arts. Depuis le décès de Philippe Amaury en 2006, sa veuve Marie-Odile a voulu vendre Le Parisien plusieurs fois. En 2010, plusieurs groupes s’étaient mis sur les rangs, dont Serge Dassault, propriétaire du Figaro, que dirigeait alors Francis Morel, aujourd’hui PDG des Echos. L’affaire avait achoppé sur le prix

“Ce rachat fait sens pour Bernard Arnault et Francis Morel”, juge l’économiste des médias Patrick Eveno, “car Paris est au cœur de l’univers du luxe. Ils peuvent positionner Le Parisien un peu plus sur ce créneau”. “Une fois délesté de ses imprimeries, Le Parisien est une belle entreprise, et un achat pour 50 millions ne serait pas cher. C’est aussi la continuation d’une concentration entamée il y a 20 ans, où ceux qui rachètent sont ceux qui ont les moyens de perdre de l’argent, comme Arnault ou Drahi. Pour ces milliardaires plutôt discrets, la presse est aussi un moyen d’influence, de notoriété et de réseautage, qui les aide aussi pour leurs affaires”, conclut-il. 

Source : https://www.rtl.fr/culture/medias-people/bernard-arnault-et-lvmh-rachetent-le-parisien-et-aujourd-hui-en-france-7778502423

Conclusion il ne faut pas s’étonner de ceci :

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