Bruxelles : des dizaines de milliers de personnes rassemblées contre la hausse du coût de la vie

Un manifestant porte sur son casque un panneau moquant le président du Conseil européen Charles Michel, pendant le défilé du 20 juin organisé à Bruxelles contre la hausse du coût de la vie (image d'illustration).

Les principales centrales syndicales belges ont organisé une journée d’action le 20 juin dans la capitale pour réclamer une hausse du pouvoir d’achat, grignoté par l’inflation. Elles craignent aussi une remise en cause de l’indexation des salaires.

Les trois grandes centrales syndicales de Belgique ont organisé une manifestation dans la capitale Bruxelles le 20 juin, afin de défendre les salaires et le pouvoir d’achat. La Confédération des syndicats chrétiens de Belgique (CSC), la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) et la Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB) ont mobilisé les travailleurs des secteurs privé et public, dans les transports et le nettoyage par exemple, mais aussi des retraités, rapporte la RTBF. La manifestation a réuni 80 000 personnes selon les organisateurs – 70 000 selon la police – tandis que le trafic aérien était fortement perturbé.

«Pas touche à l’indexation automatique des salaires», ont clamé les responsables syndicaux pendant des discours tenus au début du rassemblement, s’inquiétant d’une éventuelle remise en cause de ce mécanisme, prévu par la loi salariale de 1996. Ce texte, qui n’a pas d’équivalent en France, a instauré un ajustement automatique des salaires sur une partie de l’inflation : or, rappellent Les Echos, celle-ci a atteint 9% en mai, un niveau très élevé qui inquiète la principale organisation patronale, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), tenue d’augmenter les salaires à des niveaux qu’elle juge intenables. Elle a récemment proposé l’abandon du dispositif d’indexation au profit de négociations, suscitant la colère des syndicats. Réagissant à la journée d’action du 20 juin, la FEB a déclaré que «les revendications des syndicats favorisent des pertes d’emplois, des délocalisations et des restructurations». 

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