Cahuzac : “deux versements des laboratoires Pfizer” au profit du financement politique en 1993

En mai 1991, Jérôme Cahuzac venait de quitter le cabinet du ministre de la Santé Claude Evin. Il débute alors ses activités de chirurgien esthétique tout en menant des activités de conseil et en s’engageant politiquement “auprès de l’équipe Rocard”. Cet argent devait “servir à financer la campagne de 1995, on espérait que Rocard se présenterait” à la présidentielle, a-t-il poursuivi. À l’époque, le financement des partis politiques avait commencé à être régulé en France. “Il m’est dit que la seule façon d’aider ne peut être que de façon occulte et parallèle. Il m’est dit : pourquoi pas, mais pas en France. J’avais compris. Je vais voir certains responsables de laboratoires” pour solliciter des financements, “certains refusent, certains acceptent”, a raconté l’ancien ministre.

Jérôme Cahuzac a précisé qu’une fois le compte ouvert, « deux versements des laboratoires Pfizer » avaient été effectués en 1993, ajoutant : « L’argent ne pouvait pas venir des comptes officiels du laboratoire. » Selon lui, le laboratoire a financé l’ensemble des partis politiques.

“les labos pharmaceutiques ont financé tous les partis politiques, tous”

Cahuzac

— pascale robert-diard (@robert_diard) 5 septembre 2016

Source : https://www.lepoint.fr/justice/proces-cahuzac-l-accusation-denonce-les-manoeuvres-dilatoires-de-la-defense-05-09-2016-2066072_2386.php#

Selon Jérôme Cahuzac, “deux versements des laboratoires Pfizer” ont été faits au profit du financement politique en 1993.

L’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, jugé pour fraude fiscale, a déclaré lundi que “deux versements des laboratoires Pfizer” avaient été effectués en 1993 sur un compte ouvert en Suisse et étaient destinés au financement d’activités politiques au profit de Michel Rocard.

Interrogé à son procès sur des versements du laboratoire Pfizer sur un compte ouvert en Suisse en 1992 par un intermédiaire, Jérôme Cahuzac a confirmé qu’il s’agissait de “deux versements, en 1993”, ajoutant : “L’argent ne pouvait pas venir des comptes officiels du laboratoire.”

Plus tôt, l’ancien ministre du Budget avait affirmé que le premier compte ouvert en Suisse était destiné à financer les activités politiques de l’ancien Premier ministre Michel Rocard, après sa démission de Matignon, en 1985.

Source : https://www.europe1.fr/societe/cahuzac-deux-versements-des-laboratoires-pfizer-au-profit-du-financement-politique-en-1993-2838292