Coût de l’énergie : quelque 300 entreprises en France en difficulté cet hiver selon le gouvernement

Le ministre délégué à l'Industrie Roland Lescure (au centre) s'entretient avec des employés lors d'une visite à l'usine d'Arc International dans le nord de la France, le 9 septembre 2022 (illustration).

Le ministre de l’Industrie a confié à Sud Radio que la hausse des coûts de l’énergie mettait en difficulté un peu plus de 300 entreprises. Il a mis en cause les règles européennes du marché et promis de l’argent public pour «limiter la casse».

Le ministre de l’Industrie, Roland Lescure a révélé ce 20 septembre sur les ondes de Sud Radio que quelque 300 entreprises françaises risquaient de se retrouver en difficulté d’ici la fin de l’année en raison de l’envolée des coûts de l’énergie. «On parle aujourd’hui de quelques dizaines d’entreprise, un peu plus de 300, qui nous alertent en disant “là, je peux plus, il va falloir faire quelque chose”» a-t-il déclaré.

«Ce sont les entreprise qui sont suivies par Bercy, très consommatrices d’électricité ou qui n’ont pas pu renégocier leurs contrats d’électricité», ont expliqué à l’AFP les services du ministère, sans être en mesure de préciser le nombre d’emplois que représentent ces entreprises.

A l’antenne, le ministre a rappelé l’existence d’un fonds d’appui aux entreprises qui permet de «limiter un peu la casse». «On a un fonds de soutien, on est en train d’en alléger les critères, de le prolonger pour 2023, pour accompagner les entreprises qui en ont le plus besoin», a-t-il précisé.

Chômage partiel

Il a évoqué la célèbre verrerie Duralex, qui a décidé, devant l’explosion des coûts de l’énergie, de mettre son four en veille durant au moins quatre mois à partir de novembre et de placer l’ensemble de ses salariés en chômage partiel. 

Le ministre qui s’est rendu sur le site industriel de l’entreprise dans le Loiret en fin de semaine a rapporté que la facture énergétique du verrier qui était de 2 millions d’euros l’année dernière, avait atteint «13 millions d’euros cette année». 

«Le premier combat est européen», a-t-il ajouté évoquant les règles du marché européen du gaz et de l’électricité, dont les prix n’ont selon lui «aucun sens» et que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a promis de réformer, le 14 septembre dernier.

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