Covid-19 : la Haute autorité de santé recommande de vacciner les 5-11 ans les plus fragiles

Cette mesure concernerait un peu plus de 360 000 enfants en France. Élargir cette vaccination à tous les enfants n’est toutefois pas une priorité, selon l’autorité qui préfère attendre les résultats de nouvelles études.

La HAS recommande d’« élargir dès à présent » l’administration du vaccin Pfizer aux enfants « à risque de forme grave ». Andrej Ivanov / AFP
La HAS recommande d’« élargir dès à présent » l’administration du vaccin Pfizer aux enfants « à risque de forme grave ». Andrej Ivanov / AFP

Cinq jours après le feu vert donné par l’Agence européenne des médicaments à la vaccination des 5-11 ans avec Pfizer, la Haute Autorité de santé (HAS) préfère temporiser. Dans un avis rendu ce mardi, l’autorité recommande au gouvernement d’« élargir dès à présent » la campagne mais seulement aux enfants de 5 à 11 ans à risque de forme grave.

Élargir cette vaccination à tous les enfants n’est toutefois pas une priorité, selon elle. La HAS préfère ainsi attendre une série d’« auditions de parties prenantes » et le résultat d’études dans les prochaines semaines avant de trancher. Une fois les résultats connus, il sera possible d’« évaluer la pertinence » de cette nouvelle phase, juge-t-elle.

De même, le ministère de la Santé explique : « On en prend connaissance, on attend d’autres avis du conseil national d’éthique et du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale et on communiquera prochainement des décisions adaptées ».

Plus de 360 000 enfants concernés

Concrètement, les enfants dont l’immunisation est recommandée sont ceux qui présentent un risque de forme sévère de la maladie et ceux qui vivent dans l’entourage d’une personne immunodéprimée non protégée par la vaccination. L’instance cite pêle-mêle le cas des maladies hépatiques mais aussi celui des maladies cardiaques et respiratoires y compris l’asthme sévère, des maladies neurologiques ou encore du diabète, des hémopathies malignes et la trisomie 21.

Enfin, la HAS juge prudent de vacciner les enfants « porteurs d’une des comorbidités identifiées préalablement chez les adultes comme à risque de développer une forme grave de la maladie » : cancer récent, maladie rénale chronique ou encore handicap neurologique. Au total, cela concernerait un peu plus de 360 000 enfants en France.

Des symptômes rares chez les plus jeunes

A ce jour, l’incidence se veut très forte chez les plus jeunes, rappelle la HAS. Mais si les enfants présentent des symptômes moins sévères que les adultes, certaines complications ont déjà été observées. Certains « syndromes inflammatoires » chez l’enfant « nécessitent d’être détectés précocement pour enclencher une prise en charge hospitalière », souligne l’autorité. Ces symptômes graves restent toutefois rares : 781 cas ont été signalés par les pédiatres depuis le 2 mars 2020. Parmi eux, 318 ont nécessité un séjour en réanimation.

Pour contrer une nouvelle vague, les États-Unis, le Canada mais aussi Israël ont déjà entamé la vaccination des moins de 12 ans. Soit autant de pays qui en temps voulu, pourront également fournir des données grandeur nature sur l’immunisation des plus jeunes. D’ici là, la HAS recommande aux écoles en France de renforcer la prévention de la transmission en milieu scolaire par le maintien des mesures barrière, l’aération régulière des classes ou encore l’utilisation de tests de dépistage.

Source : https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-la-haute-autorite-de-sante-recommande-de-vacciner-les-5-11-ans-les-plus-fragiles-30-11-2021-GTBINQ6IF5GGJLBT4WYHRGX6Q4.php#xtor=AD-1481423553

Commentaires fermés.