Covid-19 : Santé publique France lance une vaste étude sur la santé mentale des enfants

Cette étude menée par Santé publique France, va interroger des milliers d’enfants scolarisés depuis la petite section de maternelle jusqu’au CM2, pour tenter de livrer une « vue d’ensemble sur l’état de santé des enfants » en France.

Santé Publique France lance dès ce lundi une étude nationale sur la santé mentale des enfants après l'épidémie de Covid-19 (Photo d'illustration). LP/Jean-Baptiste Quentin

Si l’épidémie de Covid semble bien derrière nous, il reste difficile de mesurer l’ampleur de ses conséquences sur la santé mentale, y compris chez les plus jeunes. Une vaste étude menée pour la première fois au niveau national, débute ce lundi auprès de 30 000 enfants âgés de 3 à 11 ans. Le but ? Mesurer et décrire « les différentes dimensions du bien-être et des difficultés rencontrées » sur la qualité de vie des plus petits, plus de deux ans après le début de la pandémie en France.

Baptisée Enabee, cette étude menée par Santé publique France, inclut des enfants scolarisés depuis la petite section de maternelle jusqu’au CM2. Des écoles ont ainsi été tirées au sort pour participer à cette enquête. Pour une évaluation « au plus juste », les enseignants et un parent vivant avec l’enfant pourront également être interrogés.

Une « vue d’ensemble sur l’état de santé des enfants »

« La crise sanitaire a impacté la santé mentale des plus jeunes et a montré la nécessité d’actions pour la prise en charge et la prévention s’appuyant sur des données robustes. Pour cela, il est primordial de disposer d’indicateurs », a expliqué Geneviève Chêne, directrice générale de Santé publique France. Ces résultats, qui resteront anonymes, ont ainsi pour vocation de « fournir une vue d’ensemble sur l’état de santé des enfants en France ».

Une « enquête pilote » avait déjà été lancée en janvier dernier auprès d’environ 1 800 enfants afin de tester l’ensemble du dispositif. Selon Santé publique France, les résultats ont « permis de montrer une forte adhésion des responsables d’établissements, enseignants et enfants à ce dispositif de grande ampleur ».

Troubles alimentaires, refus d’école, dépressions… La crise du Covid-19 a entraîné d’importantes difficultés psychologiques et de troubles anxieux chez un grand nombre d’enfants et d’adolescents. Quatre parents sur dix disaient avoir observé des signes de détresse chez leur enfant lors du premier confinement, en raison notamment de la contrainte d’enfermement et de l’absence de relations sociales liée à la fermeture des écoles.

Source : Le Parisien