Covid-19. Un centre de vaccination vandalisé et 500 doses détruites près de Toulouse

Dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 août, un centre de vaccination a été vandalisé à Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne), près de Toulouse. Des doses de vaccins contre le Covid-19 ont été détruites.

Dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 août, un centre de vaccination a été vandalisé à Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne), près de Toulouse. Des doses de vaccins contre le Covid-19 ont été détruites.

Une femme se faisant vacciner à Rennes, le 3 août. | MATHIEU PATTIER/OUEST-FRANCE

Un centre de vaccination contre le Covid-19 situé près de Toulouse a été vandalisé dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 août. 500 doses de vaccins ont été détruites.

Aucune inscription ou revendication n’a été observée sur place, a indiqué à l’AFP la maire de Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne), Dominique Faure.

« Il s’agit de vandalisme classique : des tables et des chaises ont été cassées ainsi que deux écrans d’ordinateurs », a-t-elle précisé, ajoutant que le système d’alarme dont est dotée la salle associative transformée en centre de vaccination n’avait pas fonctionné.

Cinq cent doses de vaccin ont également été détruites sur place, selon une source proche de l’enquête.

Une plainte déposée par la mairie

Une plainte a été déposée par la mairie de la commune. L’enquête est confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse et à la brigade des recherches de Villefranche-de-Lauragais, a indiqué à l’AFP le parquet de Toulouse.

Le centre de vaccination devrait reprendre ses activités « avant la fin de la semaine », espère Dominique Faure.

Gérald Darmanin « condamne fermement » ces dégradations, a indiqué le ministère de l’Intérieur à l’AFP.

Le 11 août, Gérald Darmanin avait déjà appelé les préfets à renforcer la « surveillance » des centres de vaccination et des pharmacies, cibles d’actes de malveillance répétés en pleine contestation contre la généralisation du passe sanitaire.

Période de forte mobilisation

Ces actes de vandalisme interviennent dans un contexte de forte mobilisation contre une « dictature sanitaire » mise en place par le gouvernement, selon les opposants au passe sanitaire et à la vaccination obligatoire des soignants.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent tous les samedis depuis cinq semaines.

Début août, les locaux de l’Ordre des infirmiers à Toulouse avaient été vandalisés, avec notamment des tags anti-passe sanitaire. En juillet, un incendie volontaire a détruit un chapiteau accueillant un centre de vaccination à Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) et un autre avait été vandalisé à Lans-en-Vercors (Isère), avec des inscriptions anti-vaccins taguées sur le bâtiment.