Covid : Et si l’hydroxychloroquine était efficace contre Omicron ?

Covid : Et si l'hydroxychloroquine était efficace contre Omicron ?

L'hydroxychloroquine est inscrite sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS.

L’hydroxychloroquine s’attaque aux moyens qu’utilise le virus, Omicron en particulier, pour entrer dans nos cellules. Contrairement aux autres souches du Covid, il pourrait ainsi s’avérer efficace contre le variant sud-africain. À condition de le prouver. Si aucun test n’a encore été effectué, la théorie fait déjà l’effet d’une bombe. 

Le retour. Alors que la vague Omicron déferle sur le monde entier, les scientifiques tentent de cerner ce variant insaisissable. Si contagieux qu’il provoque des millions de contaminations par jour dans le monde. La barre des 300 000 nouveaux cas quotidiens ayant été dépassée à plusieurs reprises en France. 

Alors que la stratégie des rappels est remise en cause par l’OMS elle-même, qui lui préférerait une mise à jour des vaccins pour lutter contre le variant sud-africain et ceux à venir, nombreux sont les scientifiques à chercher la solution pour mettre fin à cette pandémie qui a changé nos vies depuis plus de deux ans. 

L’un d’entre eux fut Didier Raoult. Mais le scientifique marseillais et ses théories sur l’hydroxychloroquine ont été sévèrement retoquées partout dans le monde. 

Or, l’hydroxychloroquine s’offre un retour sur le devant de la scène médiatique. Dans un papier publié ce mercredi 12 janvier, voilà que la revue scientifique en ligne The Conversation s’interroge : “Une nouvelle étude montre-t-elle vraiment que l’hydroxychloroquine pourrait être efficace contre Omicron ?”

L’auteur de l’article, Ben Krishna, chercheur en immunologie et virologie à l’Université de Cambridge, cite ainsi une étude écossaise, réalisée par l’Université de Glasgow, qui relance l’intérêt de l’hydroxychloroquine face au variant sud-africain

Comme un antiviral ?

Une étude qui révèle d’abord qu’Omicron “a peut-être changé la façon dont il pénètre dans les cellules”. “Depuis la surface ou via un endosome*”, que de nombreux virus “exploitent pour pénétrer dans les cellules”. Via des mutations, Omicron aurait même amélioré cette capacité à utiliser les endosomes. C’est là que l’hydroxychloroquine entre en jeu. 

“L’hydroxychloroquine (HCQ) est un médicament qui s’accumule dans les endosomes et diminue leur acidité, ce qui perturbe leur fonction. Rendre les endosomes moins acides réduit la fusion membranaire, réduisant ainsi la capacité du SARS-CoV-2 à pénétrer dans les cellules. Donc, l’hydroxychloroquine pourrait agir comme un antiviral, résume Ben Krishna.

“Mais ils (les auteurs de l’étude) ne montrent pas qu’Omicron se limite à la seule utilisation d’endosomes. Il peut encore entrer par la surface de la cellule. L’utilisation de l’hydroxychloroquine pour empêcher Omicron d’entrer via les endosomes ne limiterait donc que marginalement l’entrée du virus dans les cellules”, selon Ben Krishna. Une étude qui manque cruellement de cas pratiques. En effet, elle ne teste pas les effets de l’hydroxychloroquine sur Omicron. Ce qui reste la seule façon de valider la théorie. Première étape avant d’engager dans la foulée un essai clinique. 

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