États-Unis. Une appli de suivi des règles menstruelles accusée d’avoir partagé les données de ses utilisatrices

Flo est une application de suivi du cycle menstruel. | CAPTURE VIDÉO YOUTUBE

Un accord a été trouvé entre l’application de santé féminine Flo et la Commission Fédérale du Commerce américaine qui lui reprochait d’avoir partagé des données personnelles avec des entreprises tierces sans l’accord des utilisatrices. Les responsables de la plateforme se sont notamment engagés à organiser un audit et à informer les victimes de l’utilisation des informations.

Flo, une application de suivi du cycle menstruel, a évité un procès en concluant un arrangement avec la Commission Fédérale du Commerce (FTC) américaine. La plateforme était accusée de communiquer des informations personnelles fournies par ses 100 millions d’utilisatrices à d’autres entreprises. La FTC avait déposé une plainte après la parution en février 2019 d’une enquête menée par le Wall Street Journal.Flo avait transmis certaines données à des organisations tierces comme Facebook ou Google tout en ayant promis la confidentialité à ses utilisatrices. Parmi les informations partagées figuraient les projets de grossesse ou encore les dates de règles et d’ovulation, précise The Verge. L’accord trouvé entre la FTC et les responsables de l’appli entraîne des obligations pour ces derniers.

Aucune faute reconnue

La société s’est ainsi engagée à faire l’objet d’un audit de ses pratiques en matière de respect de la vie privée. Elle devra aussi informer ses utilisatrices sur la manière dont leurs données personnelles ont été utilisées. L’autorisation des inscrites sur l’appli sera désormais demandée avant la transmission d’informations à d’autres entreprises. Flo n’a cependant reconnu aucune faute.Les dirigeants de Flo se sont dits « satisfaits » et ont indiqué qu’ils se soumettraient à toutes les exigences stipulées dans l’accord. « Nous sommes déterminés à nous assurer que la confidentialité des données sanitaires personnelles de nos utilisatrices soit une priorité », a commenté un porte-parole de la société.Par la voix du directeur de son Bureau de la Protection des Consommateurs Andrew Smith, la FTC a expliqué surveiller de près les politiques de protection de la vie privée des plateformes de santé. « Les applis qui recueillent, utilisent et partagent des données sanitaires sensibles peuvent fournir des services précieux mais les consommateurs doivent pouvoir faire confiance à ces applis », a estimé le responsable.