Etats-Unis : vers une série d’enquêtes visant Biden, son administration ainsi que son fils Hunter

Le président américain Joe Biden le 16 novembre 2022 à Nusa Dua, Bali, Indonésie (image d'illustration).

Bénéficiant désormais d’une courte majorité à la Chambre des représentants, les républicains entendent ouvrir plusieurs enquêtes, dont certaines portent directement sur l’entourage de l’actuel président américain.

Après avoir repris le contrôle de la Chambre des représentants le 16 novembre, les Républicains ont réaffirmé leur volonté d’investiguer sur plusieurs membres de l’administration de Joseph Biden, ainsi que sur l’entourage proche du 46e président des Etats-Unis.

Comme l’a rapporté la chaîne NBC News ce 17 novembre, l’enquête qui pourrait s’avérer la plus explosive est celle qui aurait trait aux accusations de corruption visant Hunter Biden, un des fils de l’actuel locataire de la Maison Blanche. Par ailleurs, selon les annonces de certaines figures républicaines, d’autres enquêtes envisagées concernent la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19, la possible politisation du ministère américain de la Justice, ou encore le retrait bâclé d’Afghanistan de l’armée américaine.

L’impartialité de Biden remise en cause par les activités présumées d’un de ses fils ?

James Comer, représentant républicain du Kentucky et nouveau président du comité de surveillance de la Chambre des représentants, a assuré que les enquêtes «sur Hunter Biden et d’autres membres et associés de la famille Biden» constitueraient une priorité. Et pour cause : comme l’explique NBC News, certaines de leurs activités présumées auraient pu «compromettre la sécurité nationale américaine et la capacité du président Biden à diriger avec impartialité».

Selon la chaîne de télévision américaine, les Républicains affirment par exemple que Hunter Biden a utilisé la carrière politique réussie de son père pour s’enrichir. «Il a rejoint le conseil d’administration d’une société ukrainienne de gaz naturel en 2019, et une société d’investissement qu’il a cofondée a aidé une société chinoise à acheter une mine de cobalt congolaise à une société américaine en 2016», relève notamment NBC News.

A ce sujet, le sénateur républicain du Texas Ted Cruz a notamment déclaré à l’antenne de la chaîne Newsmax : «L’accent doit être mis sur Joe Biden [qui] a été directement impliqué dans des actes de corruption» ; néanmoins le Sénat américain reste, lui, toujours à majorité démocrate.

«Le peuple américain mérite de savoir si les liens entre le président et les accords commerciaux de sa famille se sont établis au détriment des intérêts américains et s’ils représentent une menace pour la sécurité nationale. Nous essayons de rester concentrés sur [la question suivante] : Joe Biden était-il directement impliqué dans les accords commerciaux de Hunter Biden et est-il compromis ? C’est notre enquête», a quant à lui assuré James Comer dans un communiqué.

Fauci et le Covid-19, explosion des entrées illégales sur le sol américain, retrait US d’Afghanistan…

James Comer et son camarade du Sénat Rand Paul, tous deux élus Républicains du Kentucky, s’engagent également à enquêter sur Anthony Fauci, le directeur sortant de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, qui a été amené à gérer la cellule de crise américaine pour aiguiller le gouvernement dans ses choix face à la pandémie de Covid-19.

En outre, NBC News affirme qu’un nombre croissant de Républicains souhaiteraient destituer le secrétaire à la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas. Ses détracteurs lui reprochent en premier lieu sa gestion du phénomène migratoire aux frontières : selon la chaîne américaine, il y aurait eu en 2022 un record de 2,76 millions de traversées illégales, soit un million de plus que l’année précédente.

Chef des républicains à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy s’est pour sa part engagé à créer un comité restreint pour enquêter sur la Chine. Comme le relève NBC News, plusieurs de ses camarades politiques entendent par ailleurs former «un panel spécial pour enquêter sur le retrait chaotique et meurtrier des troupes américaines d’Afghanistan par l’administration Biden».

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