Greenpeace, WWF et l’UFC-Que Choisir dénoncent ces labels alimentaires

Les promesses des labels “Agri Confiance”, “Zéro résidu de pesticides” ou “Haute Valeur environnementale” ne tiennent pas la route, selon les associations.

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ENVIRONNEMENT – Des labels qui ne tiennent pas leurs promesses Greenpeace, WWF, et l’UFC-Que Choisir ont enquêté sur la fiabilité et les impacts de plusieurs labels alimentaires, pour déterminer s’ils peuvent constituer des repères pertinents pour orienter les achats.

Sans surprise, on apprend que certains ne sont pas à la hauteur des enjeux affichés.

Ainsi, Agri Confiance, Zéro Résidu de Pesticides et la certification Haute Valeur Environnementale (HVE) ont été passés au tamis d’un cadre d’analyse très précis. Il en ressort que ces labels ont les effets positifs les plus faibles et les moins avérés de toutes les démarches étudiées par les associations.

Pas de garantie pour les agriculteurs

Pour la démarche HVE notamment, Greenpeace et les autres ont relevé des bénéfices faibles et peu avérés en santé et en environnement, c’est-à-dire au sujet des ressources en eau, de la biodiversité, de la qualité de l’air et du climat. Ce label n’a pas non plus démontré son intérêt sur les critères socio-économiques garantis aux agriculteurs, tels que le niveau de vie décent ou la cohésion sociale.

Le fait est que ces labels ont été créés pour éviter aux agriculteurs le passage à l’agriculture biologique, qui implique de coûteux changements de fond, tout en laissant entendre qu’ils se rapprochent d’une démarche biologique.

A ce sujet, Greenpeace et ses coauteurs soulignent le pari remporté par les labels promouvant l’agriculture biologique. AB, Bio équitable, Demeter et Nature et Progrès obtiennent les meilleures notes en termes d’impact positif sur la santé humaine, la qualité des sols, les ressources en eau, la biodiversité ou le bien-être animal.

Carton rouge pour le porc Label Rouge et certains fromages AOP

Label Rouge remporte de très bonnes notes pour sa filière bœuf et volaille. Mais pour la filière porc, les exigences de production du label ont été considérées comme “minimalistes, notamment en ce qui concerne l’accès des animaux à un espace extérieur”, rapporte le communiqué de presse de l’ensemble des acteurs.

Du côté des fromages, même constat: le Saint-Nectaire, le Cantal et le Munster ont des AOP (appellation d’origine protégée) qui ne sont pas suffisamment strictes. Résultat, les productions d’entrée de gamme se révèlent très peu différentes des productions industrielles sans AOP. Leurs cahiers des charges autorisent le lait pasteurisé et l’ensilage et manquent d’exigences formelles sur les races de vaches.

En revanche, l’Abondance, le Camembert de Normandie, le Laguiole, le Picodon et le Salers tiennent la distance en garantissant un réel lien au terroir.

Conflits d’intérêts majeurs

Pourquoi certains labels ne parviennent pas assurer une information pertinente sur les caractéristiques et qualités des produits? Selon Greenpeace, le WWF et l’UFC-Que Choisir, le problème vient d’un dysfonctionnement majeur du système français de certification. Ainsi, l’Institut en charge de garantir la conformité de la qualité et de l’origine ne peut contraindre les professionnels à modifier leur cahier des charges.

De même, au sein de l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité), “les comités chargés de l’examen des cahiers des charges comptent une écrasante majorité de professionnels au détriment des représentants de l’administration et des consommateurs”, dénoncent les associations. “Enfin, précisent-elles, la quasi-totalité des contrôles pour vérifier la conformité des produits est déléguée à des organismes de contrôle très liés aux professionnels de la filière.”

Afin que les labels puissent réellement jouer leur rôle de repères, les trois organisations demandent “une révision des conditions de certification (cahiers des charges, exigence des contrôles…), et que l’attribution des aides publiques aux différents labels soit conditionnée à une réelle garantie concernant les impacts environnementaux et socio-économiques.”

https://www.huffingtonpost.fr/entry/greenpeace-wwf-ufc-que-choisir-denoncent-ces-labels-alimentaires_fr_6152be87e4b06beda47386d6

One thought on “Greenpeace, WWF et l’UFC-Que Choisir dénoncent ces labels alimentaires

  • Le brie de meaux n est meme plu produit en seine et marne .Dans la volaille c est la foire fouille aussi.

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