Inflammation cardiaque après les vaccins à ARNm COVID-19 : une analyse mondiale de pharmacovigilance

Inflammation cardiaque après les vaccins à ARNm COVID-19 : une analyse mondiale de pharmacovigilance

ABSTRAIT

Contexte

Pour contrer la pandémie de COVID-19, des vaccins à ARNm, à savoir le tozinameran et l’élasomeran, ont été autorisés dans plusieurs pays. Ces vaccins de nouvelle génération ont montré une efficacité élevée contre le COVID-19 et ont démontré un profil d’innocuité favorable. Alors que des efforts de vaccination généralisés sont en cours, des cas de myocardite et de péricardite après la vaccination ont été signalés. Ce signal de sécurité a été récemment confirmé par l’Agence européenne des médicaments et la Food and Drug Administration des États-Unis.

Cette étude visait à étudier et analyser ce signal de sécurité à l’aide d’une double analyse de base de données de pharmacovigilance.

Méthodes

C’est comme une étude d’ observation des rapports de réactions cardiaques inflammatoires associées à l’ ARNm Covid-19 vaccins déclarés dans la base de données de sécurité mondiale des cas individuels de l’ Organisation mondiale de la santé du rapport (jusqu’à 30 Juin e 2021), et dans le vaccin américain défavorable des événements système d’ information (VAERS, jusqu’à 21 mai er 2021). Les cas ont été décrits et des analyses de disproportion à l’aide des rapports de cotes (ROR) et de leur intervalle de confiance à 95 % (IC à 95 %) ont été effectuées pour évaluer le risque relatif de déclaration en fonction du sexe et de l’âge des patients.

Résultats

À l’échelle mondiale, les réactions inflammatoires cardiaques les plus fréquemment rapportées étaient la myocardite (1241, 55 %) et la péricardite (851, 37 %), la majorité nécessitant une hospitalisation (n=796 (64 %)). Dans l’ensemble, les patients étaient jeunes (âge médian 33 [21-54] ans). Le groupe d’âge principal était celui des 18-29 ans (704, 31 %) et majoritairement des hommes (1555, 68 %). L’apparition de la péricardite a été retardée par rapport à la myocardite avec un délai médian d’apparition de 8 [3-21] contre 3 [2-6] jours, respectivement (p = 0,001). Concernant la myocardite, un signalement disproportionné important chez les hommes (ROR, 9,4 [8,3-10,6]) ainsi que chez les adolescents (ROR, 22,3 [19,2-25,9]) et les 18-29 ans (ROR, 6,6 [5,9-7,5]) par rapport aux patients plus âgés ont été observés.

Conclusions

Les réactions cardiaques inflammatoires, à savoir la myocardite et la péricardite, ont été signalées dans le monde entier peu de temps après la vaccination par l’ARNm du COVID-19. Une importante déclaration disproportionnée chez les adolescents et les jeunes adultes, en particulier chez les hommes, a été observée en particulier pour la myocardite. Les recommandations doivent prendre en compte ce risque spécifique et optimiser les protocoles de vaccination en fonction du sexe et de l’âge. Bien que les avantages substantiels de la vaccination COVID-19 l’emportent toujours sur les risques, les cliniciens et le public doivent être conscients de ces réactions et rechercher les soins médicaux appropriés.

One thought on “Inflammation cardiaque après les vaccins à ARNm COVID-19 : une analyse mondiale de pharmacovigilance

  • Merci pour ces informations mises sous silence par les médias officiels qui rappellent une fois de plus l’importance une pharmacovigilance bienveillante respectueuse de l’individu. Le système actuel de pharmacovigilance ne permet pas de prendre en compte ces effets indésirables graves afin d’arrêter la vaccination de masse et engager des réflexions profondes quant à ces thérapies géniques en phase d’expérimentation.

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