INFOGRAPHIES. Covid-19 : pourquoi la vaccination ralentit fortement en France ?

Le rythme d’injections quotidiennes n’a jamais été aussi faible depuis six mois et continue de ralentir alors que l’exécutif espérait un “effet rebond” à la rentrée.

Nombre de personnes nouvellement vaccinées chaque jour contre la Covid-19 en France depuis le mois de juin 2021
Flourish

Sur le plan de la vaccination, la France était sur les rails. L’intervention du président Emmanuel Macron le 12 juillet dernier – annonçant l’extension du passe sanitaire – avait permis à la campagne d’immunisation de bénéficier d’un sérieux coup de fouet. Résultat : au 2 septembre, 72.8% de la population a reçu au moins une dose de vaccin et 67 % disposent d’un schéma vaccinal complet. Mais ces derniers jours, la machine semble de nouveau grippée. Alors que le nombre moyen de primo-injections quotidiennes était de près de 400 000 au printemps, il ne dépassait pas les 115 000 fin août. Sur Twitter, Guillaume Rozier, fondateur de CovidTracker, constate ce samedi :” Le nombre de premières injections quotidiennes continue de baisser sensiblement, le rythme n’a jamais été aussi faible depuis 6 mois.” 

Une mauvaise nouvelle pour la communication gouvernementale qui tablait sur un “nouveau rebond à la rentrée” et espérait 50 millions de primo-vaccinés à la fin août. Un objectif qui devra être décalé mi-septembre. Et pour l’atteindre, le gouvernement met les bouchées doubles : ce week-end, il est possible de se faire vacciner contre le Covid-19 sans rendez-vous. En parallèle, la campagne s’amplifie en milieu scolaire, via des équipes mobiles envoyées dans les établissements ou des sorties scolaires vers les centres de vaccination. Pas question de perdre l’avance de cet été. Et si l’on regarde dans le détail, la couverture vaccinale semble homogène sur l’hexagone. Chez les plus de 75 ans, on enregistre 88% de primo-vaccinés soit presque autant que dans la tranche d’âge 18-29 ans (84%). En queue de peloton, les 12-17 ans dont 64% ont reçu une injection du vaccin. Un retard logique qui s’explique par le lancement de leur campagne de vaccination le 15 juin dernier. 

Nombre cumulé de personnes vaccinées en France (capture d'écran CovidTracker).

“Un pourcentage incompréhensible”

Cependant, la couverture reste très inégale sur le territoire français. Dans le département des Bouches-du-Rhône, on enregistre 66% de personnes ayant reçu la première dose contre plus de 80% dans les Pyrénées-Altantique. Des chiffres qui restent “admirables” selon l’infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), Benjamin Davido. Interrogé par L’Express, le spécialiste estime que l’hexagone se retrouve “victime de son succès”, et veut rester optimiste. Au micro de France Bleu, le coordinateur d’un centre en Savoie, le lieutenant Philippe Thorres, affirmait pourtant que son établissement faisait 11 000 injections par semaine en juillet, contre entre 6 000 et 7 000 hebdomadaires en août. “Cet été on est monté très haut et on a surestimé l’accélération de l’immunisation”, réagit Benjamin Davido.  

Couverture vaccinale des personnes de plus de 12 ans en France.
Couverture vaccinale des personnes de plus de 12 ans en France.Flourish

Avec l’annonce de l’extension du passe sanitaire, le calendrier de la vaccination s’est jumelé à celui de l’entrée en vigueur du précieux sésame. “On devrait se rapprocher d’un pourcentage de personnes très hésitantes voire réfractaires à l’ARN messager ou qui attendent le vaccin Sanofi”, poursuit le spécialiste. Par ailleurs, le fait que l’on avance dans les classes d’âges est à prendre en compte. Cependant, le professeur refuse de parler de “plafond de verre” et estime que la campagne de vaccination n’est pas morte. “On ne va pas se flageller. Sur le plan de la vaccination, on a rattrapé la plupart des pays d’Europe“, martèle Benjamin Davido soulignant au passage que la quatrième vague est en train de s’atténuer. Ce vendredi on comptabilisait 13 466 cas en 24 heures. Au total 10 816 personnes étaient hospitalisées dont 2259 en soins critiques. 

Par ailleurs, on peut s’attendre à une deuxième accélération de la vaccination autour du mois d’octobre, car les tests ne seront plus remboursés à cette date. “Ça deviendra très difficilement vivable pour ceux qui ne sont pas vaccinés”, prévoit-il. Mais la campagne pourrait aussi être relancée par une reprise de l’épidémie annoncée par certains spécialistes. Invité sur LCI ce vendredi, l’épidémiologiste et membre du Conseil scientifique, Arnaud Fontanet, a affirmé qu’il fallait s’attendre à une “hausse des contaminations” à la fin du mois de septembre avec le brassage inhérent à la rentrée et le refroidissement des températures. Le professeur Benjamin Davido abonde en ce sens, prenant l’exemple de l’Angleterre. “Il y a eu une augmentation des contaminations et les hospitalisations ont repris. C’est très décourageant”, souffle l’épidémiologiste. Au 3 septembre, l’Angleterre comptait 31 726 contaminations quotidiennes.  

Et l’hexagone pourrait donc prendre le même chemin. “En France, il faut se préparer à une cinquième vague. On a du mal à imaginer que l’on va mettre un coup de typex sur le calendrier et que le Covid-19 va s’en aller”, tance-t-il. Encore une fois, les spécialistes comptent sur les effets de la vaccination – qui divise par huit la probabilité d’avoir une PCR positive – pour atténuer ce nouveau regain de l’épidémie tirée par le variant Delta. Pour faire barrage au virus, le président Emmanuel Macron n’a pas exclu jeudi à Marseille une extension de l’obligation du passe sanitaire au-delà du 15 novembre dans les territoires sous forte pression.”Il est trop tôt pour le dire” mais “si l’épidémie (de Covid-19) est encore présente dans les semaines qui viennent, il faudra se laisser cette possibilité pour les territoires qui sont les plus touchés”, a indiqué le chef de l’Etat.

2 thoughts on “INFOGRAPHIES. Covid-19 : pourquoi la vaccination ralentit fortement en France ?

  • “reprise des contaminations en automne” eh ou !i la grippe saisonnière

    • Ces trous du c.. insistent lamentablement pour nous injecter le shizer water, tout en ayant maintenant les retours suivants.
      1 – Être “vacciné” n’empêche pas d’être contaminé
      2 – Être “vacciné” n’empêche pas d’être contaminant
      3 – Être “vacciné” n’empêche pas de se retrouver en réanimation
      4 – Être “vacciné” c’est voir son immunité baisser 3 à 5 mois plus tard et devoir faire des “rappels” illimités
      5 – Être “vacciné” est probablement être source d’une mutation du virus et donc de diffuser de nouveaux variants.
      6 – Être “vacciné” c’est prendre le risque d’effets secondaires parfois très graves, voire mortels à TOUT âge.
      7 – Être “vacciné” c’est accepter de faire partie d’une expérience planétaire sur les humains, d’une thérapie génique dont la mise en AMM conditionnelle, ne donne AUCUN recul ni sur l’efficacité, ni sur la dangerosité du produit en phase 3 expérimentale.
      Alors pourquoi s’obstiner à prendre tous ces risques, en constatant une protection réelle loin d’être celles annoncées par les mafias-labo ?

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