Intelligence artificielle. Avec sa nouvelle feuille de route, l’UE veut devenir « leader mondial »

La proposition de l’exécutif se concentre autour de l’élaboration d’un premier cadre juridique sur l’IA et d’un nouveau plan coordonné avec les États membres afin de faire de l’Europe le pôle mondial d’une intelligence artificielle digne de confiance. EPA-EFE/OLIVIER HOSLET / POOL [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET / POOL]

Mercredi (21 avril), la Commission européenne a présenté son projet tant attendu de réglementation de l’intelligence artificielle (IA), faisant la lumière sur la volonté du bloc de devenir leader mondial en la matière.

La proposition de l’exécutif se concentre autour de l’élaboration d’un premier cadre juridique sur l’IA et d’un nouveau plan coordonné avec les États membres afin de faire de l’Europe le pôle mondial d’une intelligence artificielle digne de confiance.

« En matière d’intelligence artificielle, la confiance n’est pas un luxe mais une nécessité absolue. En adoptant ces règles qui feront date, l’UE prend l’initiative d’élaborer de nouvelles normes mondiales qui garantiront que l’IA soit digne de confiance », a fait savoir Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive pour une Europe adaptée à l’ère du numérique.

Suivant une approche basée sur les risques, les nouvelles règles seront directement applicables dans tous les États membres. Si la plupart des applications IA devraient présenter peu de risques, voire aucun, celles perçues comme étant plus dangereuses sont moins nombreuses et seront assujetties à des règles strictes.

Dans ce contexte, la transparence constitue une nécessité fondamentale. Ainsi, lorsqu’ils utilisent des systèmes d’IA tels que des chatbots, les utilisateurs doivent savoir qu’ils interagissent avec une machine afin de pouvoir décider en connaissance de cause de poursuivre ou non.

Le projet prévoit une série d’obligations strictes pour les applications à haut risque, étant donné qu’elles pourraient entraîner des répercussions directes sur la vie privée ou professionnelle.

L’organisation ayant recours à l’IA devrait garantir une qualité élevée des ensembles de données alimentant le système afin de réduire au minimum les risques et les résultats ayant un effet discriminatoire ; une documentation détaillée fournissant toutes les informations nécessaires sur le système et sur sa finalité pour permettre aux autorités d’évaluer sa conformité ; un contrôle humain approprié pour réduire au minimum les risques ; ainsi qu’un niveau élevé de robustesse, de sécurité et d’exactitude.

 

 

Source : https://www.euractiv.fr/section/economie/news/commission-launches-ai-package-proposal/

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