Karine Lacombe : “Il faut généraliser la troisième dose de vaccin à tout le monde”

La professeure Karine Lacombe, infectiologue et cheffe de service des maladies infectieuses de l’Hôpital Saint-Antoine (AP-HP), est l’invitée de Léa Salamé.

Avant l’allocution d’Emmanuel Macron ce mardi soir, et après un début d’automne insouciant, quelle est la situation du Covid en France ? Y a-t-il une vraie reprise ? “Il ne faut pas être trop pessimiste : on a une augmentation des contaminations, plusieurs facteurs peuvent l’expliquer, dont un relâchement des gestes barrières“, note la professeure Karine Lacombe, qui indique qu’en revanche, les hospitalisations augmentent “légèrement et dans une proportion beaucoup moins importante que le nombre de contaminations“. 

Aujourd’hui, un peu plus de 1 000 personnes sont hospitalisées en soins critiques, contre 700 à 800 il y a trois semaines. “On voit une augmentation sur tout le territoire français, mais vraiment avec une importance beaucoup moins grande que le nombre de contaminations. C’est un effet positif de la vaccination, mais qui commence à s’essouffler“, rappelle l’épidémiologiste. 

“Un geste important en faveur de la troisième dose”

Un scénario à l’allemande, avec une explosion des contaminations et des hospitalisations, peut-il arriver en France ? “On n’est jamais à l’abri, si on n’arrive pas à aller plus loin sur la couverture vaccinale, on n’est pas à l’abri que cela puisse se passer“, explique Karine Lacombe, qui souligne toutefois le fait qu’en Allemagne, l’application des gestes barrières est moins bonne, et qu’en Angleterre, l’explosion du nombre de cas n’engendre plus de submersion du système de santé. 

Dans ce contexte, qu’attendre de l’allocution d’Emmanuel Macron ? “Ce qui serait important, ce serait d’avoir un geste important en faveur de la troisième dose“, dit la professeure. “On est nombreux à attendre l’extension de la troisième dose au-delà des simples catégories à risque“, explique-t-elle, évoquant notamment les soignants pour qui elle est déjà généralisée. “Il faut la généraliser à tout le monde, dans toutes les catégories de population, six mois après la deuxième dose“, ajoute-t-elle.

Vers un “passe vaccinal” ?

On voit bien que le passe sanitaire qui a été rendu obligatoire le 12 juillet est probablement l’élément qui a permis la maîtrise de l’épidémie. Si on voit que pour l’accès à la troisième dose il y a un frein, il va falloir envisager de l’intégrer au passe sanitaire“, dit-elle, affirmant que ce serait une bonne chose que cela soit annoncé dès mardi soir. 

Quid de l’idée, qui commence à s’implanter à l’étranger, de remplacer le passe sanitaire par un passe vaccinal ? Si on se dit que l’issue de cette épidémie est liée à la vaccination, c’est probablement quelque chose vers laquelle il faut aller, explique Karine Lacombe. “Quand on est vacciné et qu’on a un fort taux d’anticorps, on casse la chaîne de contamination. Là où on ne la casse plus, c’est avec les personnes non vaccinées ou dont la vaccination est moins efficace“, affirme Karine Lacombe. 

Sur la vaccination des enfants, elle pose la question “de l’intérêt, pour une société, de vacciner les enfants ? L’intérêt individuel des enfants, c’est de retourner à l’école. À partir du moment où on a montré l’innocuité des vaccins, à un moment, il faudra poser la question“. 

La santé absente de la campagne présidentielle

Alors que la haute autorité de Santé a déconseillé l’utilisation du vaccin Moderna aux moins de 30 ans parce que celui-ci peut présenter un risque plus élevé de myocardite et de péricardite, Karine Lacombe rappelle que “ce risque n’apparaît que dans les sept jours qui suivent la vaccination, donc si vous avez été vacciné il y a longtemps, il n’y a pas de risque“. 

Après deux ans de Covid, l’hôpital est “fatigué, épuisé”, et l’épidémiologiste se dit “effarée” que là où ce qui a touché tous les Français, ce sont des problématiques de santé, “dans le discours des candidats à la présidence de la République, il n’y a aucun mot sur la santé“.

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-mardi-09-novembre-2021

9 thoughts on “Karine Lacombe : “Il faut généraliser la troisième dose de vaccin à tout le monde”

  • En fait Emanuel macron est un petit fils de maréchal petain, imaginez la scène du coup il reprend la présidence à Bruxelles

    • On ne parle dans aucun pays de la découverte des médecins Israëliens : un médicament qui evite aux patients de se retrouver en soins intensifs suite à l infection aggravée par covid 19 ou variant.

    • n’importe quoi……..le rapport avec la choucroute ?

      • Karité Lacombe rêve de remplacer Olivier Veran. Elle se fout de notre santé. Il n y a que le pouvoir et le fric qui l intéressent.
        Les vaccins n empêchent ni d être malade ni la transmission et surtout ont des effets indésirables graves. Il convient de les arrêter en urgence. Cette diablesse veut la 3eme dose. Elle est irresponsable !

  • C’est ce qu’il a dit donc aujourd’hui le vaccin pour tous le vaccin Pfizer c’est vraiment pour tous mais pas pour eux eux rentrent au sénat sans le pass le pass c’est pour les gens normaux

  • Mais pourquoi relayer une fois de plus les propos de cette infectiologue rémunérée par Gilead ? Comment peut-elle soutenir la vaccination des enfants pas du tout conseillée par l’OMS ?

  • 212209 euros de pots de vins de Gilead pour lacombe plus 28412 euros d’abvie et vous osez donner son avis a cette morticole ,elle s’était fait oublier vu le scandale mais elle remet ça et vous l’aidez ,bravo !!! comment appelez vous le fait d’attenter à la vie des gens pour de l’argent ,votre avis m’intéresse ?

    • L’argent et la Légion d’honneur, tout va bien et Perronne et Raoult sont mis au ban de la société. Jusqu’où cette imposture ?

  • Mais qui est Karine Lacombe? Et qu’est-ce que la France en a à foutre de l’avis de cette branque?

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