L’été des résistants : des grandes villes aux bourgades, on manifeste pour la liberté

L’été des résistants : des grandes villes aux bourgades, on manifeste pour la liberté

 
 

Pour un début août, une manifestation exceptionnelle en attendant la rentrée

Auteur(s): FranceSoir

Dans toute la France, ils sont de plus en plus nombreux à manifester. De la capitale à une bourgade iséroise, de dizaines de milliers de manifestants au moins aux… dizaines tout juste, de Paris aux Abrets, deux reportages : deux ambiances, mais un même message et un même espoir.

PARIS – Les vacances n’arrêtent pas les valeurs, au contraire elles donnent du temps pour sortir rencontrer ceux qui se battent pacifiquement pour faire savoir au gouvernement qu’ils sont contre le passe sanitaire. Hier, samedi 7 août, quatre manifestations se tenaient dans la capitale ; en images, celle organisée par Florian Philippot et son mouvement les Patriotes, qui depuis maintenant neuf mois manifestent chaque semaine.

Une marche au départ de la place Joffre, qui s’est terminée place Vauban. Les manifestants sont fiers de voir de plus en plus de monde. La population n’est pas que parisienne, non seulement des habitants de toutes les régions de France prennent du temps sur leurs vacances pour protester quelques heures l’après-midi, mais en plus de cela, des étrangers, Anglais, Espagnols et autres, brandissent des pancartes alertant sur les mesures politiques similaires se développant chez nos voisins.

Cette manifestation ne compte pas que des non-vaccinés, elle rassemble aussi tous ceux qui ne souhaitent pas tomber dans une forme de discrimination, un “apartheid” disent certains. Les jeunes, relativement absents lors des prémices de ces mouvements, semblent gagnés par une mobilisation grandissante : ce samedi, de nouvelles têtes se sont présentées.

LES-ABRETS-EN-DAUPHINÉ – Direction les Abrets, le lendemain. De la plus grosse manifestation de France à la plus petite ? Ils ne sont qu’une poignée à se retrouver dimanche, près de la mairie peu après 13h30. Un nombre modeste, mais notable pour un tel rendez-vous un dimanche d’août… Mais la vingtaine de participants – sans compter les enfants – sont fiers d’avoir réussi à se rassembler. D’origines et sensibilités diverses, ils confient leur parcours, leur message, leur détermination. Leur fierté aussi, d’avoir improvisé cette petite manifestation dans ce bourg sans histoire du nord de l’Isère, à la fois rural et dynamique mais qui ne connaît pas l’affluence estivale de lieux de villégiature plus courus.

Une marcheuse prête à se désaltérer – le village est une étape du chemin de Saint-Jacques de Compostelle qui vient de Suisse – observe la petite troupe hétéroclite qui s’ébranle en direction de la maison de retraite. La pancarte est artisanale, empruntée au bar voisin (“vous manifestez pour nous !”), l’ambiance est bon enfant, les slogans un peu timides mais méritants. Toutes générations confondues, des adolescents aux cheveux blancs, on chemine à travers le village quelque peu écrasé d’un soleil devenu rare cet été – mais apprécié par ceux qui ont enduré des trombes d’eau la veille à Voiron ou Annecy… Arrivés à l’Ehpad “Bayard”, l’accueil est… plus frais : invités à mettre un masque, sans même être entrés dans l’enceinte extérieure, les manifestants restent gentiment groupés au seuil. Quelques phrases peu amènes fusent sur le sort réservé aux anciens dans ce genre d’institution, en particulier ces derniers mois.

Rares sont les indifférents au passage du petit cortège : un signe discret ou bruyant d’encouragement, une désapprobation manifestée plus ou moins nettement… Même à l’heure de la sieste, on sent que le sujet est largement présent, et bien clivant. Après quelques tours de rond-point, la boucle est bouclée, et l’on se retrouve au départ sur la place ombragée. Soudés par cette équipée, on se confie, se découvre, et se réjouit d’avoir humblement apporté sa petite pierre à l’édifice des très nombreuses manifestations du week-end.

Emilie est “en colère et déçue” : elle tient un bar à vins à Charancieu, on s’est attaqué à ce qu’elle avait de plus cher : son projet professionnel, ses enfants… Elle s’apprête à baisser son rideau, par refus d’appliquer un passe sanitaire qui l’obligerait à “rentrer dans la vie des gens”. Avant peut-être une fermeture définitive, confie-t-elle bouleversée :

Laure est choquée que la peur fasse oublier “les réflexes de ce qu’est être libre”, et la mémoire de “comment naissent les totalitarismes” :

Des manifestations de toutes tailles ont porté le même message ce week-end : refus du passe sanitaire, et envie de dire stop à une société qui institutionnalise la ségrégation, l’intrusion dans la vie privée, et instrumentalise les peurs vers une contrainte sans fin.

Source : https://www.francesoir.fr/politique-france/lete-des-resistants-villes-bourgades-manifestent-liberte

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