Moderna : vers un vaccin combiné Covid-19/grippe ?

La biotech américaine souhaite lancer un vaccin qui soit aussi efficace contre le Covid-19 que contre la grippe, rapporte « Les Échos ».

© RADEK MICA / AFP Covid-19, grippe, vaccin, Moderna

Une seule et même injection pour le Covid-19 et la grippe ? C’est l’objectif que vise Moderna, après son premier succès avec le vaccin contre le Covid-19. À l’occasion d’une journée recherche & développement, le PDG de la société de biotechnologies américaine, Stéphane Bancel, a présenté, jeudi 9 septembre, 37 projets en cours de développement dans l’entreprise, rapporte Les Échos. « Moderna n’est pas l’entreprise du vaccin contre le Covid-19. En tout cas, pas seulement », a-t-il ainsi affirmé.

Les chercheurs ont alors détaillé de nombreux projets, dont un vaccin unique qui serait efficace contre le Covid-19 mais aussi contre la grippe. Cette dose serait également moins onéreuse et moins contraignante pour la population. La création de cette injection deux en un permettrait par ailleurs de faire croître le marché du vaccin de la grippe de 5 ou 6 milliards de dollars. « Mon rôle est de faire grandir cette entreprise », a insisté le patron de Moderna.

« La population [?] sera beaucoup plus disposée à une vaccination récurrente »

Le laboratoire rappelle par ailleurs que le vaccin Moderna contre le Covid-19 serait le plus immunogène, selon des études indépendantes. En effet, l’efficacité de son vaccin à ARN messager ne descend pas en dessous de 75 %, même face aux nombreux variants du coronavirus. La biotech a ainsi décidé de continuer sur la même stratégie, en ne changeant pas l’ARN de sa troisième dose, précise le titre économique. Moderna a tout de même préparé, en cas de besoin, des ARN qui prennent en considération les modifications des différents variants. 

En outre, l’entreprise travaille sur des projets de vaccin contre le VIH-Sida, le CMV (cytomégalovirus) ou encore le Zika. Mais elle semble savoir que c’est bien la pandémie actuelle qui préoccupe les esprits, notamment car certains sont toujours réticents à se faire injecter le précieux sérum. Une situation qui ne paraît pas perturber outre mesure le patron de la biotech. « La population va garder en mémoire l’épidémie et sera beaucoup plus disposée à une vaccination récurrente », conclut ainsi Stéphane Bancel.