Myocardite post-vaccinale chez les jeunes : « Même si mon fils va mieux, je poursuis le combat. »

Myocardite post-vaccinale chez les jeunes : « Même si mon fils va mieux, je poursuis le combat. »

Céline Caron a failli perdre son fils suite à la première injection Pfizer/BioNTech contre le Covid-19. Si après plusieurs mois difficiles, son enfant va mieux aujourd’hui, elle a décidé de continuer d’alerter les parents sur les problèmes cardiaques qui peuvent toucher les jeunes lorsqu’ils se font vacciner. Membre du collectif de VERITY France, créé par des parents certains que leurs enfants malades ou décédés ont été touchés par des effets secondaires post-vaccinaux, Cécile Caron a accepté de témoigner pour le magazine Nexus.

Cécile Caron ne remettait pas du tout en cause les vaccins anti-Covid lorsqu’elle a fait vacciner ses deux fils l’été dernier sur les recommandations du gouvernement. Depuis que l’un d’entre eux, Quentin, âgé de 18 ans, a failli mourir quelques jours après l’injection Pfizer en juillet 2021, cette enseignante a évolué sur la question et tente d’informer les autres parents du mieux qu’elle peut, notamment au sein de l’association Verity France nouvellement créée, sur les risques post-vaccinaux qui touchent les enfants et adolescents. Ceux-ci existent bel et bien selon nos institutions officielles telles que l’ANSM. Pourtant, la plupart des médias de grande écoute rechignent à les mettre en lumière.

◆ La perte de l’insouciance

Quand on demande à Céline comment va son fils en décembre, elle répond avec soulagement qu’il va bien, qu’il a pu reprendre une vie normale, et que les médecins lui ont dit qu’il n’aurait a priori pas de séquelles cardiaques suite à la myocardite dont il a été victime, reconnue comme officiellement due au vaccin Pfizer/BioNTech. Psychologiquement, il s’est également bien remis, même si selon sa maman, le fait d’être passé si près de la mort et d’avoir dû mettre sa vie entre parenthèse pendant plus de deux mois l’a transformé et lui a fait prendre de l’âge prématurément. « Il n’est plus aussi insouciant qu’avant », constate-t-elle.

◆ Une douleur qui n’est pas anodine

Il faut dire que cette soirée du 4 juillet 2021 a été marquante pour Quentin et ses proches. Quatre jours après l’injection, Quentin a fait part à ses parents de douleurs au thorax. « Lui qui ne se plaint jamais, s’était mis de la glace à l’endroit douloureux. Je n’ai pas du tout pensé à un infarctus, car à l’époque, on n’entendait pas parler des effets secondaires cardiaques possibles. J’ai alors fait quelques recherches sur internet et j’ai découvert ce qui se passait en Israël, toutes ces myocardites chez les jeunes de moins de trente ans ».

Inquiète devant la persistance de la souffrance de son enfant, elle s’est rendue avec lui à la maison médicale locale. Sur place, suite à une auscultation, on leur a intimé l’ordre d’aller directement aux urgences. « Je n’ai pas pu entrer avec lui à l’hôpital à cause des mesures sanitaires, même pas dans le hall d’accueil, même si j’étais moi-même vaccinée, car il était majeur depuis quelques mois. Au bout de trois heures dehors (heureusement que c’était l’été), on m’a dit qu’il avait été perfusé. Puis que ses troponines étaient à 29000, un taux très élevé d’après les soignants. Ils m’ont dit que mon fils n’aurait pas passé la nuit si nous n’étions pas venus… » Quentin a passé environ trois jours en réanimation, puis quatre jours en soins intensifs, un lieu inattendu pour commencer ses vacances scolaires estivales… Et pendant les deux mois qui ont suivi, lors de son retour à la maison, il n’a eu droit à aucune activité de type sport ou sortie, ni de s’exposer longuement au soleil.

◆ Une équipe médicale consciencieuse

« Heureusement que dans notre malheur, on a eu la chance de tomber sur des soignants qui ont bien fait leur travail à l’hôpital de Narbonne. Après avoir fait une batterie de tests à Quentin qui ont écarté tout lien avec d’autres pathologies, ils ont reconnu celui entre les problèmes cardiaques de mon fils et le vaccin. » Toujours selon Céline Caron, le chef de service en réanimation n’a pas hésité ensuite à faire remonter les informations à l’ARS. Et lorsque la maman a exigé un document attestant ce fait, il lui a été remis, ce qui a permis à Quentin d’être exempté de la seconde dose, habituellement nécessaire pour avoir accès à un pass sanitaire.

◆ Une expérience qui refroidit

Ce qui n’est pas le cas pour son frère, âgé de 16 ans, que ses parents ne souhaitent pas non faire vacciner une seconde fois après cette mauvaise expérience. « J’ai appris en plus qu’un cousin germain de mes enfants avait lui aussi eu une péricardite qui a nécessité une hospitalisation. Peut-être qu’un jour, on découvrira qu’il y a des terrains génétiques peu propices à ces injections, mais en attendant, je ne veux faire prendre aucun risque à mes enfants. » Même si le fait de ne pas détenir un pass sanitaire a des conséquences gênantes pour un adolescent. Le frère de Quentin doit par exemple se faire tester chaque semaine pour pouvoir participer à des matchs de foot.

◆ Un drame qui réveille l’envie de s’informer

Céline Caron et son mari avaient tout de même pris la peine de recevoir eux-mêmes leur dose de vaccin. Comme ils n’ont eu que des effets secondaires classiques et passagers, ils ont ensuite fait vacciner leurs deux fils de 16 et 18 ans. Si cet été, Céline Caron avait décidé de faire confiance à nos institutions sans se poser trop de questions, depuis ce qui est arrivé à Quentin, elle cherche régulièrement des réponses à ses nouvelles interrogations. « Aujourd’hui, le mot vaccin me déplaît. Je parlerais plutôt d’une injection expérimentale, dont les essais cliniques ne sont même pas encore terminés. Puis j’ai assisté en direct à l’écroulement d’un joueur pendant un match de foot, ce qui a l’air de se produire de plus en plus souvent chez les sportifs. Quant au traitement médiatique, je remarque un deux poids, deux mesures : pourquoi on nous montre un jeune mort du Covid qui s’est fait vacciner alors qu’il avait déjà le Covid,  ou des enfants qui ont eu un Covid long, alors qu’on entend pas ou très peu de témoignages qui montrent les victimes de la vaccination ? »

Face à ces zones d’ombre, Céline a  désormais pris le taureau par les cornes : « Je ne veux pas que mes enfants participent à cette expérimentation. J’ai appelé le lycée et je les ai bien prévenus que je leur interdisais de toucher à mes enfants, même si à partir de 16 ans, la loi autorise un adolescent à se faire injecter sans l’accord de ses parents ! C’est un comble : on est responsables de nos enfants jusqu’à leurs 18 ans, mais on n’aurait pas notre mot à dire sur cette injection ? J’ai également dit à mes enfants que si la propagande vaccinale commençait en classe, je les autorisais à quitter les cours. »

◆ Les plus petits, déjà les prochains sur la liste

Céline Caron est indignée face à la vaccination massive des 5-11 ans qui se dessine. Cette enseignante en maternelle voit très bien ce qui se passe chez les tout petits depuis le début du Covid, qu’elle résume en quelques mots : « Aucune épidémie parmi eux ».  Céline poursuit : « Il y a 18 mois, ils n’étaient pas vecteurs, et là, maintenant qu’on veut les vacciner, c’est eux qui transmettent le virus à tout le monde et ça peut être très grave ! Forcément, depuis qu’on les teste, on cherche, on trouve ! Mais rappelons qu’un enfant positif est bien souvent un enfant qui n’est pas malade ! Et mon expérience sur le terrain montre qu’il n’est pas contagieux non plus : dans la classe d’une collègue, une petite a été testée positive. Les 28 autres élèves, intégralement testés, ont tous été négatifs, alors qu’ils s’approchent, se touchent toute la journée ! »

◆ Laisser la liberté de choisir

« Je ne veux pas inciter les gens à ne pas se faire vacciner, je veux juste les alerter que ce genre de problème grave arrive », précise Céline Caron.  Elle souhaite que les parents puissent choisir en conscience ce qu’ils pensent être le meilleur pour leur enfant, et réagir rapidement en cas d’effets secondaires indésirables s’ils optaient pour la vaccination. « Est-ce que cette injection a pu sauver la vie à des personnes âgées ? Peut-être, je ne suis pas médecin, mais suite à ce que je constate dans le réel, je pense que pour le public jeune a plus de risques en se faisant vacciner que d’être touché gravement par le Covid. »

Quand certaines personnes essaient de convaincre Céline que Quentin devait sûrement avoir des prédispositions cardiaques que le vaccin n’a fait que déclencher, ou que s’il avait eu le Covid, cela aurait été pire, cela l’énerve. « Mon fils a fait dix ans de foot, c’est un enfant qui n’est presque jamais malade, et avant l’injection, tout allait bien. Je suis pour que l’on puisse choisir ce qu’on fait de notre corps et de celui de nos enfants, et le risque que l’on prend : il y a des risques à ne pas se faire vacciner, et des risques à se faire vacciner. (…) Mes parents sont persuadés qu’ils peuvent mourir du Covid s’ils ne se font pas vacciner. Après, c’est leur choix, je le respecte. En revanche, en ce qui concerne mes enfants, qu’on ne vienne rien m’imposer… »

◆ Le besoin de s’allier

C’est pour ne pas être seule à porter cette parole que Céline Caron a rejoint le collectif « Verity France », mais aussi pour porter leurs tristes expériences devant la justice. « À plusieurs, on a plus de poids. Il faut que ça se sache que les effets indésirables post-vaccinaux peuvent aller jusqu’au décès ! Il y a des parents qui perdent leurs enfants, et on n’en parle pas ! Et quand ça te tombe dessus, tu t’en fous de ne faire partie que des “rares cas” à qui ça arrive ! Nous irons jusqu’au procès et nous ne lâcherons rien pour que la vérité émerge et soit connue de tous. »

 

Une envie de partager toujours présente, mais réduite

Céline Caron estime être chanceuse par rapport à d’autres parents qui composent le collectif VERITY France et qui eux ont perdu leur enfant, décédé après l’injection. D’abord, parce que le lien entre le vaccin et les effets secondaires indésirables a été reconnu par les autorités sanitaires, ce qui n’est pas le cas pour bon nombre de victimes. Enfin, parce que son fils, lui, est toujours en vie. « Ça n’est pas parce que nous avons été percutés moins gravement que d’autres parents que je vais cesser d’oeuvrer pour plus de transparence au sujet des vaccins anti-Covid, même si j’ai décidé d’apaiser la rage qui m’a habitée pendant des mois, et de ralentir un peu le rythme pour garder un certain équilibre au milieu de cette folie. »

« Je n’en parle plus à mon entourage, en particulier au travail, car les gens ne comprennent pas. Après nous avoir fait peur, j’ai l’impression que le gouvernement nous a tous endormis. Le lavage de cerveau collectif a tellement bien marché, que la plupart restent persuadés que le vaccin est LE remède-miracle qui va nous sauver, et que tout ça, c’est fait pour notre bien. C’est comme quand tu parles religion ou politique, chacun est dans sa vérité.

Quand j’entends, alors qu’un vacciné peut attraper, transmettre et attraper de nouveau la maladie ,”Tu te rends compte, les non-vaccinés, ils bloquent la place des autres à l’hôpital”, les bras m’en tombent. Je ne sais pas comment on a pu en arriver là, pour se monter ainsi les uns contre les autres… »