« Pas question d’imposer une troisième dose », assure le directeur médical de l’UCI

« Pas question d'imposer une troisième dose », assure le directeur médical de l'UCI

Les coureurs ne seront pas forcés à recevoir une troisième dose de vaccin pour participer aux courses. (F. Mons/L'Équipe)

Xavier Bigard, le directeur médical de l’Union cycliste internationale qui a annoncé ce vendredi son nouveau protocole sanitaire face au Covid, estime que la situation actuelle dans le peloton ne justifie pas pour le moment d’obliger à une troisième injection.

Depuis la reprise de la compétition, en août 2020, le protocole sanitaire imposé par l’Union cycliste internationale (UCI) s’est révélé très efficace puisqu’il n’y a eu qu’un seul retrait d’équipes en cours d’épreuve, sur le Tour du Portugal 2021. Jusque-là, les coureurs et encadrements devaient se tester à J-6 et J-3 avant les courses par étapes et à J-3 pour les courses d’un jour pour garantir une bulle sanitaire et préserver le bon déroulement des épreuves.

Les mesures vont s’assouplir

À partir de lundi, et alors que le peloton est vacciné à 87 % (avec deux doses), les mesures vont s’assouplir et les conditions d’entrée dans les bulles d’équipe différeront selon le type d’épreuve. Pour les courses d’un jour et les courses par étapes courtes (moins de sept étapes), il faudra justifier d’une vaccination complète (deux doses) ou présenter un test PCR négatif remontant à moins de deux jours. Pour les courses de sept étapes ou plus, le test PCR sera demandé, que la personne soit vaccinée ou non et des tests PCR intermédiaires seront effectués lors des Grands Tours.

« Le protocole s’est pas mal allégé, explique Xavier Bigard, responsable médical de l’UCI, qui l’a élaboré avec un groupe de pilotage composé de représentants des coureurs, des équipes, des médecins d’équipe et des organisateurs. Le virus circule toujours mais ce n’est plus un problème majeur puisqu’il circule parmi une population largement vaccinée. Nous avons pris en compte beaucoup d’éléments, dont la faible dangerosité du variant Omicron, pour lever des contraintes (médicales, psychologiques, pratiques et financières) engendrées par ces tests à répétition. »

« Avec ce variant Omicron qui échappe de manière très importante à la vaccination, ce serait assez surprenant qu’on oblige les personnes étrangères à recevoir une troisième dose »

Xavier Bigard

 
 

Comme depuis le début de la pandémie, ce sont les règles imposées par chaque pays qui prévaudront sur celle de l’UCI et, alors que les courses reprendront en France le 30 janvier prochain (Grand Prix La Marseillaise), le directeur médical de l’UCI est toujours dans l’attente d’informations du gouvernement français sur le passe vaccinal qui doit être imposé prochainement. « À part une déclaration de la ministre des sports (Roxana Maracineanu), nous n’avons eu aucun texte officiel pour nous permettre de savoir à qui ces règles seront imposées et, surtout, quel schéma vaccinal sera valide : celui imposé par l’État français ou celui du pays d’origine de la personne ? Avec ce variant Omicron qui échappe de manière très importante à la vaccination, ce serait assez surprenant qu’on oblige les personnes étrangères à recevoir une troisième dose. »

Depuis le début de la pandémie, aucune forme grave du virus n’a touché les coureurs professionnels et Xavier Bigard souligne « qu’il n’est pas question pour l’UCI d’imposer une troisième dose à des coureurs jeunes et en bonne santé. La question se reposera peut-être au printemps quand le vaccin sera adapté pour lutter contre la nouvelle forme du virus. Pour l’instant, on utilise celui fabriqué à partir de la souche originelle mais, depuis, le virus a subi plus de 26 000 mutations et plusieurs études montrent que l’immunité cellulaire est très efficace, sans troisième dose. »

Source : https://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Actualites/-pas-question-d-imposer-une-troisieme-dose-assure-le-directeur-medical-de-l-uci/1312044