Perquisition chez Donald Trump : une juge ordonne un examen des documents par un expert indépendant

L'ancien président américain Donald Trump.

Donald Trump a gagné une première bataille dans le cadre de l’enquête du FBI sur les documents saisis à son domicile : un juge a chargé un expert indépendant d’étudier les documents, interdisant temporairement aux enquêteurs de les utiliser.

Un expert indépendant devra être nommé pour passer en revue les documents saisis début août par le FBI au domicile en Floride de Donald Trump, a ordonné ce 5 septembre une juge aux Etats-Unis, selon un document judiciaire rendu public.

La juge Aileen Cannon a accédé à la demande de l’ancien président américain par cette décision qui interdit temporairement aux enquêteurs d’utiliser dans le cadre de l’enquête criminelle les documents saisis dans la résidence Mar-a-Lago de Palm Beach.

Les enquêteurs peuvent en revanche continuer de passer en revue les documents «à des fins de classification et d’évaluations de sécurité nationale», selon la décision de la magistrate fédérale.

Celle-ci représente une victoire pour le républicain et un sérieux revers pour le ministère de la Justice qui s’était opposé à la nomination d’une tierce partie indépendante, affirmant qu’elle pourrait bloquer l’accès des enquêteurs aux documents «et porterait sévèrement atteinte aux intérêts gouvernementaux, y compris en matière de sécurité nationale».

Les enquêteurs soupçonnent le républicain d’avoir violé une loi américaine sur l’espionnage qui encadre très strictement la détention de documents confidentiels. Donald Trump a assuré que ces documents avaient été déclassifiés.

Une justice politique ?

Dès le 9 août, l’ancien chef d’Etat avait dénoncé la perquisition du FBI à son domicile comme étant «une faute du procureur, l’instrumentalisation du système judiciaire et une attaque des démocrates de la gauche radicale qui ne veulent désespérément pas que je me présente à la présidence en 2024».

«Le gouvernement traite le président Donald Trump de manière injuste depuis longtemps», avaient écrit ses avocats dans leur demande de nommer un expert judiciaire, soulignant qu’il était «le favori de la primaire républicaine pour la présidentielle de 2024» ainsi qu’à la présidentielle elle-même «s’il décide de se porter candidat». La justice «ne peut être utilisée pour des objectifs politiques», avaient-ils argumenté.

Donald Trump est aussi visé par des enquêtes sur ses efforts pour renverser les résultats de l’élection présidentielle de 2020 et sur son rôle dans l’envahissement du Capitole le 6 janvier 2021 par des manifestants. Il n’est pour l’instant poursuivi dans aucune affaire.

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