Pourquoi et comment Emmanuel Macron a décidé de s’attaquer au complotisme

Inquiet de constater la montée du conspirationnisme et son corollaire : la perte de rationalité, le président lance une commission chargée de lutter contre ces menaces.

Le président Emmanuel Macron lancera le mercredi 29 septembre à l'Elysée la "commission Bronner"

Il suffit de se connecter à n’importe quel réseau social pour le constater et frémir : un vent d’irrationalité souffle sur notre époque. En quelques semaines, la crise sanitaire – et avant elle les attentats, mais nous avons voulu l’oublier – a fait émerger une multitude de théories qu’on jugerait gentiment baroques si elles n’étaient pas franchement nocives pour le débat public et le si suranné “vivre-ensemble”. Les antennes-relais 5G propagatrices de l’épidémie de Covid-19, les vaccins rendant stériles ou porteurs d’une puce permettant à Bill Gates de contrôler nos cerveaux… les années 2020-2021 et l’angoisse pour notre santé qui les a enveloppées ont été propices au développement de ces théories du complot heurtant de plein fouet le champ scientifique. A une étude universitaire, certains opposent désormais une vidéo Youtube tournée par un non-spécialiste dont la seule légitimité est d’avoir une opinion sur le sujet. 

En décembre 2020, Emmanuel Macron exprimait, dans L’Express, son inquiétude devant ce phénomène. “Le problème clef pour moi, c’est l’écrasement des hiérarchies induit par la société du commentaire permanent : le sentiment que tout se vaut, que toutes les paroles sont égales, celle de quelqu’un qui n’est pas spécialiste mais a un avis sur le virus vaut la voix d’un scientifique, alertait le président. C’est ce poison qui nous menace. […] Voici le cercle vicieux : un nivellement, qui crée du scepticisme, engendre de l’obscurantisme et qui, au contraire du doute cartésien fondement de la construction rationnelle et de la vérité, conduit au complotisme. Ce n’est plus “je doute donc je suis”. C’est je doute donc je me raccroche à une narration collective qui, même si elle est fausse, infondée, a le mérite de sembler robuste.”

La montée durant l’été d’un discours antivax menaçant la santé collective, la présence dans des manifestations anti passe sanitaire de participants arborant l’étoile jaune, les enquêtes montrant les unes après les autres la défiance grandissante envers la parole médiatique (la dernière en date publiée par l’Ifop au mois de juin révèle que 67 % des Français doutent de la véracité des informations qu’ils reçoivent de la part d’un média reconnu) sont autant de raisons qui ont convaincu Emmanuel Macron qu’il était grand temps d’agir. “Tout cela le percute en tant que chef d’Etat, observe un conseiller élyséen. Parce que ça menace l’unité de la nation : quand il n’y a plus d’espace commun, ça devient compliqué de débattre et ça menace même les institutions.” 

Pour reconstruire un champ démocratique apaisé dans lequel chaque citoyen se sent à sa place, pour permettre qu’on s’oppose et se dispute fait contre fait et non fait contre fake news, le président, entouré de plusieurs ministres dont Jean-Michel Blanquer et Cédric O, a donc décidé de lancer mercredi 29 septembre à l’Elysée la “commission Bronner”, du nom du sociologue auteur du récent et remarquable “Apocalypse cognitive” (PUF), comme l’a écrit Le JDD. En clair, il s’agira d’une “commission pour mesurer les dangers du numérique sur la cohésion nationale et nos institutions afin de mieux y faire face”, résume un de ceux qui a travaillé à sa mise en oeuvre.  

Aux côtés de Gérald Bronner, se tiendra une douzaine de personnalités parmi lesquelles Rudy Reichstadt, directeur de l’observatoire du complotisme Conspiracy watch et auteur de “L’Opium des imbéciles” (Grasset), ou encore Rachel Khan, essayiste et auteur de “Racée” (Editions de l’Observatoire), tous deux bien connus des lecteurs de L’Express. Des enseignants, des historiens, un représentant du monde médical complètent cette commission qui se veut indépendante et assez classique dans sa forme.  

Trois mois, c’est à peu près le temps dont disposera ce petit groupe pour répondre aux questions suivantes (liste non exhaustive) : comment rendre attractifs les discours raisonnables ? Comment susciter un débat sur les façons de s’informer ? Comment empêcher la quête de biais de confirmation ? 

Dans son dernier ouvrage, Gérald Bronner explique en partie l’épidémie nouvelle d’irrationalité par le temps de cerveau disponible pour Internet et les réseaux sociaux. Selon lui, un “marché cognitif dérégulé” est apparu, comprenez : un espace public sur vos écrans où plus aucune autorité médiatique, scientifique ne filtre pour vous les informations véritables. Un “twittos” peut, en 140 signes, propager une rumeur et la présenter comme une vérité sans être contredit tandis qu’en face certains verront dans son tweet la preuve qu’ils cherchaient. Ce fonctionnement serait le résultat du “théorème de la crédulité informationnelle” que Bronner développait dans un précédent livre, “La Démocratie des crédules” (PUF). En choisissant de retenir les “informations” qui vont dans le sens de leurs idées, les individus s’enferment peu à peu dans des bulles dont il est difficile de les extraire. 

Source : https://www.lexpress.fr/actualite/politique/pourquoi-et-comment-emmanuel-macron-a-decide-de-s-attaquer-au-complotisme_2159232.html

9 thoughts on “Pourquoi et comment Emmanuel Macron a décidé de s’attaquer au complotisme

  • Ce président fait le complotisme lui-même en disant des mensonges et ne va pas regarder le nombre de morts et d accidents graves provoqués par ces thérapies geniques il devrait consulterveuro vigilancecetcarreter cescpoisons de suite

    • Ce sont donc les comploteurs (à savoir les gens qui profitent des mensonges publics qu’ils profèrent) qui vont faire la chasse aux complotistes (ceux qui ont décidé de ne pas subir l’effet des mensonges des précédents en les dénonçant publiquement). En fait, quoi de plus logique que des malfaisants (et j’y inclus le sociologue scientiste Gérald Bronner) essaient de se débarrasser de ceux qui les empêchent de comploter tous en rond. Quant au vaccin à ARNm qui rend stérile, il y a déjà des preuves scientifiques que la protéine de pointe vise les organes reproducteurs (testicules et ovaires)… ce n’est qu’une question de temps pour que cette hypothèse (scientifique et non “complotiste”) soit un jour vérifiée ou invalidée. Si émettre des hypothèses basée sur des faits devient illégal, alors on pourra dire que la loi a tué la science. Pauvre monde.

  • Machiavel,. Orwell etc leur sert de manuel application

    • 8 bonjour moi je pense qu’il a peur que cela se passe comme en Australie aujourd’hui où il a été stipulé que bigopharma a largement soudoye des hauts fonctionnaires afin de forcer la population au vaccin alors que celui ci est en phase d’essai, il oblige les enfants à être vaccinés, malgré tous les rapports émis jusqu’à ce jour sur ces effets néfastes sur les 3 vaccins, pfizzer, Moderna, et un qui a été complètement dénigre et donc qui a changé tout simplement de nom pour continuer ses méfaits, et donc le président qui est supposé être la pour protéger sa population à cette heure ci il oblige à la vaccination il se met en heurt avec les usa, le Maroc et l’Algérie, il tue notre population avec ces vaccins il nous met en froid avec l’Angleterre alors que ce sont nos alliés ils ont été la dans les 2 guerres I met le Maroc et l’Algérie en colère ce président est un traître de notre propre pays il essaie de déclencher une guerre il est très dangereux il faut remettre l’armée à la tête du pouvoir même ses propres généraux l’ont prévenu de ce qui va arriver à mon avis il est le précurseur de l’apocalypse il va soit nous empoisonner soit nous mettre des pays en guerre et regardez à chaque fois, benala, une belle étiquette, et la pour son groupe anti complotisme encore un grand délinquant dans son entourage faisons en sorte que cela s’arrête il faut demander l’armée

  • la loi martiale arrive et la révolution avec …

  • C’est dur de mentir alors que plus personne ne regarde la télé :).
    Cette technique a très bien marché jusque là mais depuis 15 ans la moitié des gens ne regardent plus la télé :).
    Et internet c’est plus compliqué à censurer…

  • un internaute parle de loi martiale prochaine ! un autre cite Orwel, Machiavel …, cependant, la société est telle que nous l’acceptons : par soumission aux dominants, par lâcheté et mensonge. Nos enfants nous regardent et nous sommes leur bouclier quand ils sont notre salut. J’ai refusé au 15 septembre 2021 de me soumettre avec les conséquences d’avoir dit tout simplement NON NON NON
    Où sont les adultes responsables ? qu’attendent-ils, elles pour affirmer leur dignité d’Etre Humain ?
    déjà en octobre 2020, le masque aux enfants n’a suscité presque aucun soulevement général et ma colère était à son comble.
    Nous nous dirigeons là où nous autorisons les tirans et les despotes à nous conduire. S’insurger sur la toile et dénoncer c’est fait ; mais MAINTENANT : QUELS SONT NOS ACTES DANS L INSTANT ?

    • Klaus chwab sait quoi faire

  • Klaus schwab voulait mettre l’armée en place pour arrêter toute cette dictature et tuerie de masse je demande en même temps au site qui nous héberge de vérifier mes dires et de comprendre que je suis ici pour me battre contre ces faits, vérifiez s’il vous plaît que cette personne est compétente Klaus schwab, si il l’est contactez le, cordialement

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