Qui aurait pu croire un jour entendre un tel discours ? Le Président de la Collectivité Territoriale de la Guyane, Gabriel Serville, se demande si l’Etat ne raconte pas des mensonges !

[VIDEO] "Nous nous sentons entendus par le président de la CTG"

Hier matin, le syndicat UTG-CGT des Services d’Incendie et de Secours discutait avec le président de la CTG Gabriel Serville à la suite du préavis de grève annoncé le 18 août dernier et qui doit commencer mercredi prochain. L’enjeu : la vaccination obligatoire chez les sapeurs-pompiers à compter du 15 septembre. Retour sur ces discussions en vidéo.

A compter de mercredi prochain, le syndicat UTG-CGT des Services d’Incendie et de Secours (SDIS) se met en grève générale illimitée pour exprimer sa désapprobation sur l’obligation vaccinale qui concerne l’ensemble des pompiers à compter de la rentrée.

Le président de la CTG, Gabriel Serville accueillait donc hier matin les représentants du syndicat  – qui se disent “mandatés par l’ensemble de la profession des sapeurs-pompiers” –  ainsi que le chef de corps de la SDIS, le colonel Robert dans le cadre d’une réunion de discussion qui s’est tenue durant plus de deux heures. A l’issue de ces échanges, le secrétaire général du syndicat Stéphène Patient – qui s’était déjà exprimé auprès de France-Guyane le 18 août dernier – a déclaré s’être senti entendu par le représentant de la CTG. Un autre rendez-vous est prévu lundi prochain entre la CGT avec cette fois-ci l’ensemble des syndicats représentant les Services d’Incendie et de Secours.

D’ici là, le président s’est engagé à négocier avec le préfet Thierry Queffelec pour discuter des mesures à mettre en place en cas de grève. Pour assurer la continuité des missions qui incombent au Service Départemental d’Incendie et de Secours, il revient au Préfet et au Président du Conseil d’Administration du SDIS d’instaurer par arrêté un service minimum. De plus, la loi (Loi 2003-239 du 18 mars 2003) autorise le préfet, en cas d’urgence, “lorsque l’atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publiques l’exige », à réquisitionner toute personne nécessaire au besoin du service. Ce sont les sapeurs-pompiers professionnels qui peuvent être concernés par ce droit de réquisition. Or les pompiers réquisitionnés risquent de ne pas être vaccinés…

Avec un taux de vaccination de 14% au sein de la profession, le pourcentage de personnes vaccinées est encore plus faible que celui de la population (environ 20% aujourd’hui vaccinées). Face à cette défiance vis-à-vis de la vaccination – “qui ne concerne pas que les sapeurs-pompiers” – le président de la CTG a réitéré sa volonté de créer un comité citoyen pour la transparence permettant de partager les données et analyses. Un message directement adressé aux autorités sanitaires et à la préfecture à qui il reproche un “certain obscurantisme” provoquant des doutes au sein de la population.

Le président de la CTG n’appelle donc pas à la vaccination des pompiers d’ici l’échéance prévue par la loi le 15 septembre prochain. “Les gens ne comprendraient pas cet appel alors que je ne suis moi-même pas vacciné (…) J’attends que les laboratoires français proposent un vaccin qui me convienne (…)“.

Revoir l’intervention de Gabriel Serville :