« Si on me confie la crise demain, elle est gérée en deux mois » : le professeur Perronne passe aux aveux

Snobé par les médias et démis de ses fonctions de chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, dans les Hauts-de-Seine, en raison de ses prises de paroles dérangeantes, le professeur Christian Perronne dénonce les grandes supercheries de la gestion de la pandémie. Entretien.

Christian Perronne. Photo © GARO/Phanie via AFP

Valeurs actuelles. Vos interventions publiques et médiatiques pendant cette crise vous ont valu d’être déchargé par l’AP-HP de vos fonctions de chef de service. Pas plus tard que jeudi 16 décembre, vous étiez convoqué par le Conseil de l’Ordre pour vous être exprimé sur la pandémie fin novembre sur le plateau de CNews. Que vous était-il reproché ?
Christian Perronne.
Tout d’abord, ce n’est pas la prochaine fois. J’en ai l’habitude. Malheureusement, en France, on n’a pas le droit de dire la vérité. Normalement, dans la Constitution, un professeur d’université a le droit d’avoir une libre parole sans être forcément dans le sens des autorités. Aujourd’hui, ce droit est plus ou moins suspendu. Le gouvernement a le droit de prendre les mesures qu’il veut, mais je veux qu’il donne des preuves de ce qu’il avance. Pour ma part, tout ce que dis, depuis le début de la pandémie, est sourcé et documenté.

Que vous reproche-t-on, de porter une voix dissidente, contraire à la doxa sanitaire ?
On me reproche de dire la vérité. Actuellement, nous pouvons voir des décisions qui n’ont aucun support scientifique. Il y a un conseil scientifique à l’Élysée, nommé par le président de la République sans aucun support juridique. Il n’y a jamais eu de vote des pairs, afin d’élire au sein de ce conseil des personnalités représentatives du corps médical. Ils se réunissent en catimini et prennent des décisions hallucinantes. Moi, en tant que scientifique, j’ai piloté des crises sanitaires pendant 15 ans avec des gouvernements de droite et de gauche. J’ai été responsable de la politique vaccinale française pendant des années, y compris au sein de l’OMS. Par conséquent, j’hallucine que le gouvernement puisse sortir du chapeau des mesures aussi terribles pour le peuple français, sans aucun support scientifique.

Le Conseil de l’Ordre vous a-t-il sanctionné?
Il m’a été demandé de ne plus m’exprimer en tant que médecin et professeur, mais comme simple citoyen et de ne plus m’adresser aux Français, mais seulement au gouvernement.

« Le premier qui dit la vérité doit être exécuté », écrivez-vous. Tel est votre cas, d’après les portraits que l’on fait de vous. Hier décrit comme “médecin critique”, vous êtes devenu “un charlatan”, “un complotiste”, “un dissident”. Comment vous qualifieriez vous aujourd’hui dans le paysage sanitaire ? Quel médecin êtes-vous ?
Malgré toutes ces accusations disqualifiantes, je n’ai jamais eu une seule plainte d’un patient contre moi. La retraite arrive en mars 2022 pour être précis, et je peux vous dire que j’ai un réel attachement avec mes patients. J’ai fait mon devoir, pendant des années. On voit que des personnes veulent me nuire et voudraient m’empêcher de m’exprimer. Je suis médecin, et je continuerai de me battre pour la santé publique et les Français. Les intimidations ne vont pas m’arrêter, je peux vous le garantir.

Avant que cette crise sanitaire n’advienne, vous étiez reconnu pour votre combat et vos recherches contre la maladie de Lyme. Aujourd’hui, continuez-vous à exercer auprès des patients touchés par cette maladie ?
Ma consultation a tendance à saturer, je reçois des centaines de demandes tous les jours. Les autorités de santé ont tout fait pour massacrer la cause du lyme. Le Conseil de l’Ordre, dans différentes régions de France a radié des médecins qui s’occupaient de cette maladie. Olivier Véran a passé un décret honteux pour interdire les antibiotiques courants. La maladie de Lyme y est citée, et il ne faut plus en parler, alors que des patients sont dans des états de souffrance énorme. L’intelligentsia a décidé que la maladie de Lyme n’existait pas. De mon côté, je continuerai mon combat pour défendre les malades, même si je n’ai plus le droit d’exercer. Je publie notamment des articles scientifiques avec certains collègues de laboratoire vétérinaire, car les laboratoires de médecine humaine sont contrôlés. La médecine est soumise à des diktats autoritaires tout à fait scandaleux. Un médecin devrait être libre. Nous n’avons plus le droit de soigner avec des traitements qui guérissent. Voilà la logique. Désormais, tous nos gouvernants et nos experts médicaux sont influencés par Big Pharma. Mais ça n’est pas à ce groupe de s’occuper des Français, ni de réguler ce que je pense ou ce que je dis. Si je veux sauver des malades, laissez-moi en mon âme et conscience. Ce que je sais, c’est que pendant des décennies je n’ai pas failli. Tous mes malades ont été reconnaissants de ce que j’ai fait. Ce qu’il se passe actuellement est absolument ignoble en termes de santé publique.

Votre départ à la retraite en mars prochain ne vous empêchera pas de poursuivre vos recherches, notamment sur la maladie de Lyme…
Les menaces ne vont pas me faire cesser de parler ou d’agir pour soutenir les malades. Je le dis sans complexe à Emmanuel Macron, à Olivier Véran, au président du Conseil national des médecins : vous ne m’intimiderez pas. Je suis dans la vérité, tout ce que j’ai dit s’est avéré par la suite.

Au début de la crise, vous étiez l’une des figures iconique, régulièrement sur des plateaux de télévision. Vous avez progressivement disparu, au point d’apparaître uniquement sur des médias “alternatifs”. Chercherait-on à vous faire taire ?
Bien sûr, c’était pour me faire taire. La vérité dérange lorsque la politique du gouvernement est totalement délirante et ne repose sur aucune donnée scientifique. Dans ma carrière, j’ai longtemps su gérer des épidémies avec des gouvernements, en étant considéré comme un des meilleurs experts au vaccin à l’OMS, et d’un seul coup, je deviens celui qui raconte n’importe quoi.

Aurait-on demandé à ce que vous ne veniez plus sur les plateaux ?
Le CSA l’a dit publiquement. Après un passage, le 30 août 2020 sur le plateau des Grandes Gueules, mon discours sur la chloroquine n’avait pas du tout plu. Un communiqué officiel du CSA a ensuite demandé à toutes les télés de ne plus m’inviter, car ma voix était trop dissidente. Depuis, des journalistes n’osent plus m’inviter dans leur émission, par peur d’être renvoyés. La terreur règne dans de nombreuses rédactions à mon sujet. La dictature sanitaire est partout.

Il y a la censure sanitaire, mais il y a également une nouvelle mode en train d’éclore : le fact-checking. À partir d’avis scientifiques, des journalistes de tout bord effectuent des vérifications permanentes. Qu’en pensez-vous ?
Ils me font mourir de rire : ils sont incapables d’analyser correctement une donnée scientifique. Ces fact-checkeurs sortent des arguments complètement tordus pour faire croire qu’un article est mauvais ou mensonger. Lorsque l’on analyse en profondeur ces analyses, on s’aperçoit que ces gens-là sont très mauvais dans ce domaine : il n’y aucun argument scientifique. Cela me choque beaucoup que l’on puisse m’expliquer que je raconte n’importe quoi. Je présente des publications, des faits, des observations de terrain, des comparaisons avec d’autres pays. J’attends en retour des arguments censés. J’ai proposé à Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique de l’Élysée, un débat télévisé. Il a refusé. Preuve que tous ces gens du conseil scientifique n’ont aucun argument. Par ailleurs, le conseil de l’Ordre m’a autorisé à interpeller les autorités. Alors je les interpelle et attends un quelconque argument scientifique pour déterminer que ces produits sont des vaccins, qu’ils protègent contre la maladie, les formes graves, qu’une troisième dose est nécessaire quand les deux premières n’ont pas marché, etc. J’attends des réponses.

Vous avez des doutes quant à l’immunisation face aux formes graves ?
Ce ne sont pas des doutes, mais des faits.

L’ensemble de la communauté scientifique semble s’opposer à votre discours. Du moins c’est ce que retranscrit l’espace médiatique en vous qualifiant de dissident. N’est-ce pas terrifiant de paraître aussi seul ? Vous arrive-t-il de douter de vos prises de positions ?
Je n’ai jamais douté, car la vérité est objective. Surtout que je ne suis pas seul. Tous les jours, je reçois des centaines de messages de soutien, de la part de médecins, de patients, etc. Certains d’entre eux, notamment dans mon service, ont eu une peur bleue lorsque je me suis prononcé ouvertement dans les médias. Certains ont quitté mon service et je ne leur en veux pas. Des jeunes chefs de cliniques ont subi des pressions à cause de moi. C’est du terrorisme intellectuel, pas de la science. Aujourd’hui, j’ai une liberté de parole parce que je suis en fin de carrière. Probablement que vingt ans plus tôt, je ne me serai pas exprimé tel que je le fais maintenant. Je profite de cette situation pour éclairer mes collègues hospitaliers, libéraux, et surtout les Français. D’ailleurs, les médecins libéraux me soutiennent en grande majorité. J’ai des témoignages sans arrêt de médecins généralistes, de spécialistes qui n’osent pas prendre la parole par crainte d’être radiés par le conseil de l’Ordre.

Les effets secondaires de la vaccination sont-ils minimisés ?
J’ai neuf morts autour de moi suite à des vaccinations. Un exemple précis. Récemment, je dînais chez un ami médecin. Son fils venait de perdre sa copine de 20 ans, décédée d’un infarctus huit jours après avoir été vaccinée. Je n’ai jamais vu ça de ma carrière. Des exemples dramatiques comme celui-ci il y en a beaucoup. Malheureusement, à chaque fois, les médecins n’ont jamais voulu le déclarer à la pharmacovigilance. Autre exemple intéressant, un collègue d’une autre ville de France a rencontré récemment un cas d’hépatite étonnant chez un de ces patients. Une sorte d’hépatite toxique, quinze jours après la vaccination seulement. Beaucoup de cas de vaccinations déclenchent des hépatites auto immune, cette information est publique, publiée dans les banques de données de l’agence des médicaments. Pourtant, mon collègue en question n’a pas voulu déclaré le cas de sa patiente, par peur d’être complotiste. Ce n’est pas normal. Même s’il y a une suspicion, on doit déclarer la suspicion. Même pas 10 % des effets secondaires du vaccin sont déclarés, cela me choque beaucoup.

La société semble de plus en plus divisée. Chaque camp pro et antivax reste campé sur ses positions. Au sein même des familles, les frictions sont fortes. L’ambiance dans certains foyers a dû être électrique à Noël. La politique de Macron, est-elle de diviser pour mieux régner ?
J’en ai un peu le sentiment. Dans ma propre famille, j’observe des déchirures graves. D’autant plus lorsque des vaccinés tombent malades et pas les non-vaccinés, cela provoque des drames.

Olivier Véran invoque régulièrement les nombreux messages de morts qu’il reçoit. En revanche, jamais on ne s’intéresse à votre cas et à ceux qui, comme vous, n’allaient pas dans le sens de la pensée dominante. Est-ce que vous-même vous êtes menacé ou protégé ?
Je ne suis pas du tout menacé. J’ai le sentiment d’être plutôt adoré par les Français. Je reçois des centaines de lettres chaque jour. J’ai peut-être reçu une ou deux lettres d’insultes, mais parmi des milliers d’autres de compliments. Cela me touche beaucoup, je vois que des millions de Français me soutiennent. Si jamais le Conseil de l’Ordre décidait de me radier, je retrouverais une liberté de parole et je pourrais m’attaquer plus durement aux dirigeants. Pour le moment, je reste très réservé dans mes propos. Mais les menaces ne me touchent pas. Ce qui m’importe, ce sont mes patients, gérer les crises. Si on me confie la crise demain, elle est gérée en deux mois. Il suffit d’isoler les malades, de les traiter, comme on a pu le faire en Inde. En France, on interdit les traitements qui marchent.

Revenons à la crise sanitaire telle que nous la connaissons aujourd’hui. Quelle est la réalité de cette cinquième vague ? Faut-il s’inquiéter du variant Omicron alors même que le propre d’un virus est de survivre, et par conséquent d’être de plus en plus contagieux et de moins en moins virulent ?
Le variant Omicron, c’est de la rigolade. Le ministre de la Santé sud-africain lui-même expliquait qu’il ne fallait pas s’en inquiéter. D’ailleurs, si l’on observe les chiffres de ce pays, on s’aperçoit qu’il n’y a pas eu un seul mort de ce variant.

Un variant a pour seul objectif de survivre, pour ce faire, il varie, il devient de plus en plus contagieux, mais de moins en moins virulent, n’est-ce pas ?
Tout à fait. Ça a toujours été comme ça dans l’histoire des épidémies. Un virus nouveau qui arrive fait des dégâts pour l’homme puis il perd de sa virulence avec le temps. Les hommes finissent toujours par se protéger et acquérir une immunité naturelle. Cette immunité est sûrement très importante en France. Je suis persuadé que l’immense majorité des Français est déjà immunisée à vie contre le coronavirus. C’est un non-sens scientifique pour moi de dire qu’une personne ayant contracté le virus par le passé doit, à présent, se vacciner. J’attends les données scientifiques du gouvernement pour me l’expliquer.

Avec l’apparition du variant Omicron, le gouvernement a précipité ses annonces pour accélérer l’administration de troisième dose de vaccin. De quoi cette politique est-elle le nom ?
Des milliards de doses sont en stock et vont se périmer très prochainement. Voilà la raison.

Une récente étude danoise, commentée par Martin Blachier, révèle que le variant Omicron touche plus fortement les vaccinés trois doses que les autres. Quelle est votre interprétation ?
Je ne peux pas commenter cette donnée, je risque d’être radié. Mais pour une fois, je suis d’accord avec Martin Blachier : les faits sont là. Par ailleurs, j’avais annoncé cet été que les vaccinés seront placés à l’isolement pendant l’hiver. Malheureusement, je ne peux pas en parler plus. La seule réponse que je puisse donner, c’est qu’il ne s’agit pas là de vaccin.

Comment expliquez-vous que dans un pays où la couverture vaccinale est l’une des plus élevées d’Europe, le nombre de contaminations soit toujours aussi élevé sans que personne ne s’interroge ou ne remette en question la stratégie vaccinale du gouvernement ? Est-ce une nouvelle religion ?
C’est une nouvelle religion de bénéfice pour Big Pharma. Regardez les pays qui n’ont pas vacciné, et ceux qui ont vacciné à tour de bras, et observez les résultats. Dans certains pays, il n’y a plus d’épidémie et inversement.

Le gouvernement semble toujours aussi déboussolé. Certes, l’idée d’un nouveau confinement paraît définitivement écartée, cependant on assiste à un confinement des esprits et des intelligences. Comment voyez-vous l’issue de cette crise ?
Nous vivons une crise terrible, toutes les libertés sont supprimées. Le président nous explique qu’il y aura une injection tous les six mois. Tout ça va se casser la figure à un moment donné, car tout est dans la démesure. Cette démesure ne peut pas durer éternellement. Je pense que de plus en plus de Français, pas tous malheureusement, ouvrent les yeux. Ils n’ont pas retrouvé leur liberté malgré deux doses de vaccin, ils ne peuvent rien faire. Je ne pense pas que cette situation puisse durer, surtout lorsque l’on observe la masse de données scientifiques, d’analyse du terrain, de la parole des grands experts, de prix Nobel, de virologues, d’épidémiologistes. Tous ces gens disent la vérité, mais celle-ci est censurée dans les médias principaux. Il faut que les journalistes ouvrent les yeux et cessent de désinformer le peuple.

Source : https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/si-on-me-confie-la-crise-demain-elle-est-geree-en-deux-mois-le-professeur-perronne-passe-aux-aveux/

One thought on “« Si on me confie la crise demain, elle est gérée en deux mois » : le professeur Perronne passe aux aveux

  • Il y a au moins une erreur que Christian Perronne a commise et qu’il semble toujours ne pas avoir comprise : croire que la vaccination (au sens « ancien » du mot) systématique et quasi-indifférenciée était/est/sera une approche intelligente de la bonne santé.. Et en particulier qu’imposer globalement sans distinction ONZE vaccins quasi-inutiles aux bébés avant leur 18 mois, est globalement nuisible ; en abîmant plus ou moins durablement et visiblement un certain nombre peu connu d’enfants quand, exceptionnellement évidemment, ça ne les tue pas.

    Se peut-il qu’il fasse partie, malgré ses lourdes responsabilités passées nationales et internationales dont il est très fier, de ceux dont Michel Georget écrivait (Introduction page 12)  : « La plupart des médecins ignorent tout ce qui va suivre concernant les dangers spécifiques des vaccinations » dans cette pépite de 512 pages (2eme édition) « Vaccinations. Les vérités indésirables ; S’informer, Choisir , Assumer » (25 euros) ?

    Énormément dommage qu’un débat Perronne-Georget soit devenu impossible vu la mort du courageux et pertinent second. Car beaucoup de mougeons ne se seraient pas fait injecter , après avoir avalé les mensonges sur les injections, s’ils n’avaient pas depuis des années avalé les mensonges sur les vaccinations qui n’ont pas fait régresser les épidémies contrairement à la légende, alors que d’autres moyens préventifs, pour les non-immunisés naturellement ou par contagion en nombre non négligeable , ont toujours existé.

    Elle existe depuis 1954 la Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations et déjà dès 1879 des médecins ….

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