Un pourcentage croissant d’Américains mourant du covid-19 sont vaccinés.

De nouvelles données soulignent que l’âge, même en cas de vaccination, est un facteur de risque important sur la mortalité liée au Covid.
 

Une part croissante des victimes de la pandémie est vaccinée, alors que les décès dus à la covid-19 augmentent parmi les Américains les plus âgés.

Alors que beaucoup craignaient que le bilan de la pandémie ne se déplace vers les jeunes, c’est le contraire qui s’est produit lorsque la variante delta a diminué et que la variante omicron a augmenté.

Le nombre de décès a augmenté chez les personnes âgées, qui ont toujours été parmi les groupes les plus vulnérables au virus tout au long de la pandémie. Bien que la grande majorité des personnes âgées soient vaccinées, l’efficacité des vaccins s’amenuise avec le temps, en particulier chez les groupes plus âgés.

C’est ce qui ressort d’un article publié ce matin.  Ils ont analysé les données nationales fournies par les centres de contrôle et de prévention des maladies, et voici ce qu’ils ont découvert :

  • Les personnes vaccinées représentaient 42 % des décès lors du pic de la variante omicron en janvier et février.
  • En revanche, en septembre, les personnes vaccinées ne représentaient que 23 % des décès lors du pic de la variante delta.
  • La plupart des décès de personnes vaccinées concernaient des personnes qui n’avaient pas été soumises à un rappel.
Plongée dans les données

Les experts ont déclaré qu’ils n’étaient pas particulièrement surpris que les personnes âgées vaccinées représentent une part plus importante des décès. Plus le nombre de personnes infectées par le virus est élevé, plus le nombre de décès est important. Et cela inclut un nombre plus élevé de personnes vaccinées, mais qui font également partie des personnes les plus vulnérables en raison de leur âge ou de leur état de santé.

Dans l’ensemble, le nombre de décès chez les personnes âgées a augmenté au cours des derniers mois. Près des deux tiers des personnes décédées pendant la vague omicron avaient 75 ans et plus, contre un tiers pendant la vague delta.

La vaccination est-elle la panacée dans la lutte contre le Coronavirus? En tout cas, s’il est incontestable qu’elle participe largement à réduire le nombre de morts, il ne serait pas pour autant une garantie à 100%. C’est en tout cas ce que révèle le média américain The Washington Post dans un article publié ce 29 avril et intégralement lu par Lecourrier-du-soir.com.

Le titre de l’article en question résume tout : “un pourcentage élevé d’Américains qui meurent de Covid sont vaccinés”, peut-on lire. Et d’après les informations fournies par The Post, comme au tout début de la crise sanitaire en mars 2020, les personnes âgées restent les plus vulnérables.

 

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ainsi, à en croire le média américain, les personnes vaccinées ont représenté 42% des décès notés entre janvier et février lorsque le variant Omicron venait de faire son apparition, comparé au mois de septembre où seuls 23% des personnes vaccinées mouraient du variant Delta. Mais, le média souligne un détail de taille : les personnes vaccinées mortes n’ont pas pris une dose de rappel.

Parlant de la vulnérabilité des personnes âgées, la source nous apprend que les 75 ans et plus ont été les plus exposés au variant Omicron, tandis que Delta faisait plus de ravage chez les -75 ans. Ainsi, dans l’Etat de Californie et de Mississipi, il a été confirmé que 75% des seniors morts de Covid entre janvier et février n’ont pas pris une dose de rappel.

Face à cette situation, les médecins tentent de calmer le jeu, mais insistent sur l’importance de se faire vacciner. “Il est toujours plus dangereux de ne pas être vaccinés que d’être vaccinés”, prévient Andrew Normer, professeur de santé publique à l’université de Californie.

Source : The Washington Post 

Via : https://lecourrier-du-soir.com/grosse-revelation-le-washington-post-revele-quaux-usa-il-y-a-eu-plus-de-morts-chez-les-vaccines-que-les-nonvaccines/