Un rapport sur la corruption et la dépravation présumées d’Hunter Biden remis au Congrès américain ?

Hunter Biden, fils du président américain Joseph Biden, en juillet 2022 (image d'illustration).

Le Congrès américain se serait vu remettre un rapport «explosif» imputant au fils du président américain des faits de corruption ainsi qu’un mode de vie dépravé. Le document contiendrait des informations sur des centaines d’infractions présumées.

Selon une information rapportée le 19 octobre par l’antenne américaine du quotidien britannique The Sun, des documents appuyant des faits de corruption et la dépravation générale présumés d’Hunter Biden auraient été récemment transmis au Congrès en vue d’une enquête parlementaire sur des centaines d’infractions qu’aurait commises le fils de l’actuel président américain.

Le tabloïd qualifie d’«explosif» ce rapport qui est censé contenir de nombreux fichiers compromettants directement issus de l’ordinateur portable du principal concerné. «Le dossier a été monté par Marco Polo, un groupe dirigé par un ancien membre du personnel du président Donald Trump», explique The Sun qui, citant le responsable de cette structure, fait état de «459 violations des lois étatiques et fédérales» documentées à partir du matériel informatique en question.

«Il comprend 140 crimes présumés liés aux affaires, 191 délits liés au sexe et 128 crimes liés à la drogue», poursuit le journal qui rappelle que les premières révélations sur cette affaire ont eu lieu après que le fils du président américain a égaré son ordinateur portable, au mois d’avril 2019, dans un atelier de réparation d’ordinateurs dans l’Etat du Delaware. Selon les documents portant sur les infractions présumées de l’homme d’affaires quinquagénaire, celui-ci serait, au-delà de «son penchant pour les drogues dures, les call-girls et la pornographie», impliqué dans des affaires de «lobbying illégal» et de «blanchiment» à l’échelle internationale, rapporte The Sun

Certaines révélations censurées par Twitter et Facebook

Fait notable, en amont de l’élection présidentielle de 2020 qui opposait Joseph Biden à Donald Trump, plusieurs réseaux sociaux avaient rapidement censuré des articles de la presse américaine qui pouvaient compromettre le fils du candidat démocrate.

Un article du New York Post notamment avait été bloqué sur Twitter et Facebook, les deux plateformes ayant alors exprimé des inquiétudes quant à la provenance des informations. 

Cependant, l’ancien PDG de Twitter, Jack Dorsey, avait rapidement admis qu’il s’agissait d’un blocage «inacceptable». Quant au patron de Facebook, Mark Zuckerberg, il a déclaré que cette décision avait été basée sur des avertissements du FBI concernant «la désinformation russe».

Toutefois, à l’époque, le renseignement américain avait tenu à apporter publiquement un démenti catégorique à cette théorie défendue par les démocrates. Invité le 19 octobre 2020 par la chaîne conservatrice Fox Business, le directeur du renseignement national américain John Ratcliffe, avait ainsi déclaré : «C’est drôle que certaines des personnes qui se plaignent le plus de la politisation du renseignement soient celles qui politisent le renseignement.»

Source