“Une, deux trois Guadeloupes…!” – seules la grève générale et la révolte impressionnent le gouvernement

“Une, deux, trois Guadeloupe!” . Le combat pour la liberté de nos compatriotes des Antilles dépasse toutes les oppositions qui s’étaient exprimées jusqu’ici à la politique sanitaire du gouvernement. Constatons que la révolte et la grève générale rendent nerveux un gouvernement qui ne sait pas pas très bien comment doser répression et négociation. Pour l’instant, Paris essaie de ruser avec les opposants des Antilles. Mais cet entre-deux ne durera pas. Certes ce gouvernement qui méprise profondément la France d’outre-mer va être tenté de “rétablir l’ordre” brutalement. Cependant c’est une stratégie sans issue. Le vrai risque pour Emmanuel Macron est que le soulèvement des Antilles et de l’outre-mer finisse par trouver écho en métropole.

On se rappelle le slogan des opposants à la guerre du Vietnam. Ils appelaient à créer “un, deux, trois Vietnam!”. Eh bien, ne faut-il pas souhaiter que surgissent, aujourd’hui, “une, deux, trois Guadeloupe!”? 

J’entends déjà les objections: vous ne vous rendez pas compte de la violence! On a attaqué les forces de l’ordre; il y a eu de nombreuses destructions etc….Effectivement, qui peut souhaiter la destruction et le désordre? Qui aime les révoltes et les révolutions? Je suis un disciple d’Edmund Burke et je préfère la “Glorieuse Révolution” anglaise de 1688 à la Révolution de 1789. Je sais que rien n’a été plus efficace que les révoltes pacifiques pour renverser le communisme. Mais force est de constater que les gouvernants français de 2021 sont beaucoup moins intelligents que les dirigeants communistes des années 1980 en Europe centrale et orientale. Ils ne comprennent pas le dialogue; ils ne veulent pas de la démocratie. A-t-on jamais vu quelque chose de plus exécrable dans notre histoire récente que la répression des Gilets Jaunes? Avions-nous jamais eu un tel enchaînement de ratés et de mensonges officiels que depuis le début du COVID-19? 

Ce ne sont pas seulement nos gouvernants qui sont en cause. Les oppositions sont inaudibles sur le sujet. Ce ne sont pas seulement Les Républicains qui sont en cause. Marine Le Pen ou Eric Zemmour chuchotent leurs critiques de la politique sanitaire. Les Verts condamnent certes le passe mais eux,  que l’on a connu diserts sur les OGM n’ont rien à redire quand il s’agit de l’injection expérimentale proposée par Pfizer ou Moderna. Même considération pour La France Insoumise, qui critique le passe mais  ne semble pas gênée par la manière dont Gilead, Pfizer et bien d’autres aspirent l’argent public pour maintenir à flot leur business. 

Si l’on se tourne vers les grandes institutions et les corps intermédiaires, le spectacle est affligeant. Le Conseil Constitutionnel, le Conseil d’Etat ne jouent qu’à la marge un  rôle de contre-pouvoir. L’Ordre des Médecins se fait le valet du Ministre de la Santé pour convoquer, sinon sanctionner les médecins qui entendent rester fidèles au serment d’Hippocrate. C’est l’Eglise catholique qui fait preuve du plus grand affaissement moral: en mars 2020, elle a pris les devants pour fermer les églises aux fidèles, avant même que le gouvernement ne le lui demande; et la plus grande partie de la hiérarchie épiscopale suit le Pape qui se mêle de ce qu’on ne lui demande pas et semble vouloir canoniser “Saint Vaccin” – le problème, c’est qu’il n’y a pas encore de miracle…. 

Avec Macron on est passé de l’indifférence à la détestation de l’outre-mer

Alors devons-nous vraiment être étonnés que la Guadeloupe et la Martinique s’embrasent? On parle souvent de “France périphérique” (Christophe Guilluy) à propos des territoires délaissés de métropole; mais il y a cette autre “France périphérique” à laquelle on ne pense jamais: la France d’outre-mer.  Elle est la mal-aimée de nos gouvernants depuis des décennies car ils laissent absorber leurs forces dans l’Union Européenne au risque de négliger notre présence territoriale sur toutes les mers du globe.  Avec Emmanuel Macron, on a cependant franchi le seuil qui sépare l’indifférence du mépris et de l’hostilité. 

On se rappelle la mauvaise blague raciste à Mayotte sur les “kwassa kwassa” (voir le tweet ci-dessus); il y a l’envie de céder  les Iles Eparses; le sabotage (inconscient?) du troisième référendum en Nouvelle Calédonie. Et, bien entendu, la disposition à mettre en place des politiques sanitaires beaucoup plus dures outre-mer qu’en métropole (Polynésie, Nouvelle-Calédonie). Cela fait des décennies que nos dirigeants croient que le déversement de subventions dans la France d’outre-mer peut pallier le manque de considération politique. La révolte de la Guadeloupe, en train de s’étendre à la Martinique et à la Polynésie, vient utilement rappeler à Paris que rien, et sûrement pas l’argent, ne peut effacer le manque de respect et de considération.  

Légitimité de la révolte en Guadeloupe et en Martinique

Quand on aime la liberté, on doit être capable de sentir le moment où l’invocation de l’ordre public n’est plus que le masque de pulsions liberticides. Se lamenter sur la violence en Guadeloupe relève de la tartufferie. Nos concitoyens de Guadeloupe et de Martinique – et ceux de Polynésie qui les rejoignent –  ont raison de vouloir mettre un terme à une politique sanitaire aussi inefficace qu’elle est tyrannique. L’Etat, le gouvernement, depuis dix-huit mois se sont déconsidérés. Ils ont dissimulé  les vraies raisons de la saturation des hôpitaux, ils ont menti sur la proportion des “lits COVID“; et l’administration a continué à fermer des lits d’hôpital tandis que l’on confinait les Français. Fêtés au printemps 2020, les soignants sont suspendus quand ils ne veulent pas se faire vacciner. L’Etat a voulu décider à la place des médecins des traitements à prescrire. Et, au lieu d’encourager la logique de réutilisation des molécules et de médicaments génériques, il a fini par devenir la pompe à subventions d’une industrie pharmaceutique qui ne peut sauver son modèle d’affaires qu’en pillant les ressources publiques. 

Voilà pourquoi la légitimité se trouve du côté de ceux qui se dressent pour dire la vérité. Elle est aussi du côté de ceux qui se révoltent en Guadeloupe et non de ceux qui y envoient des forces de l’ordre pour la répression. Si l’on veut sauver l’autorité de l’Etat et revigorer la démocratie, il ne suffit pas de faire semblant de négocier et procéder à des reculs purement tactiques comme le fait actuellement le gouvernement; il n’y a qu’une chose à faire: donner raison aux justes revendications des Guadeloupéens, mettre fin à toute vaccination obligatoire, au pass sanitaire, non seulement aux Antilles mais sur l’ensemble du territoire français. Il est urgent de reconnaître que le vaccin n’est pas la panacée annoncée; d’annuler la “troisième dose”; de rendre aux médecins leur entière liberté de prescription; de respecter le veto de la CEDH à l’obligation vaccinale; de réintégrer tous les soignants et pompiers suspendus – en leur reversant l’intégralité du salaire dont ils ont été privés. 

Si l’Etat s’obstine, il y aura inévitablement “une, deux, trois Guadeloupe”. Voilà pourquoi il vaudrait mieux arrêter les frais et changer de politique. 

D’ores et déjà disons: amis guadeloupéens, merci ! L’histoire se souviendra que c’est de chez vous qu’est partie la reconquête des libertés dans l’ensemble de la France.!  

Source : https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/11/25/une-deux-trois-guadeloupe-seules-la-greve-generale-et-la-revolte-impressionnent-le-gouvernement/

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