Une quatrième dose du vaccin contre le Covid-19 écartée pour le moment par des experts

Une quatrième dose du vaccin contre le Covid-19 écartée pour le moment par des experts

Si le second rappel du vaccin est déjà ouvert à certains publics particulièrement à risque, le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale estime que les données « n’appellent pas actuellement » à sa mise en place plus large. Il note entre autres une absence de « bénéfice individuel significatif » et un « risque de désengagement » de la population.

Des réserves mais une position qui pourrait « évoluer […] en fonction de la parution de nouvelles données scientifiques ». Dans un avis remis au ministre de la Santé le 19 janvier, le Conseil d’Orientation de la Stratégie vaccinale (COSV) n’a pas donné son feu vert à un deuxième rappel du vaccin contre le Covid-19, selon un article du « Monde » publié ce mercredi 26 janvier.

Il « considère que les données disponibles n’appellent pas actuellement à la mise en place d’un second rappel vaccinal [un rappel de la troisième dose] ».

Les experts reconnaissent toutefois que le contexte de forte circulation virale ainsi que « l’émergence du variant Omicron, face auquel la vaccination semble perdre partiellement de son efficacité » rend cette question « légitime ».

Mais ils écartent pour l’instant un recours à une quatrième dose pour les personnes âgées ou celles présentant des comorbidités, qui ont reçu leur rappel au mois de septembre ou octobre, exception faite pour les « personnes sévèrement immunodéprimées, pour qui le COSV a, d’ores et déjà, recommandé l’injection systématique d’une seconde dose de rappel vaccinal ».

En tout, entre 250 000 et 300 000 personnes transplantées, patients dialysés, ou encore malades sous traitement immunosuppresseur, sont concernées par cette exception.

Intérêts collectif et individuel insuffisants

Le COSV note par ailleurs que, si la protection contre l’infection se réduit dix semaines après le rappel, cela ne s’accompagne pas d’une baisse similaire de la protection contre les formes graves. Les premières données britanniques en vie réelle montrent ainsi chez les plus de 65 ans une efficacité du rappel de 89 % contre les formes graves, dix semaines après l’injection.

Le COSV note également que le bénéfice individuel ne serait pas significatif sauf pour les personnes lourdement immunodéprimées, et poursuit : « De plus, l’intérêt collectif de la mise en place d’un second rappel, qui, pour l’instant, s’adresserait à une cible restreinte à environ trois millions de personnes, apparaît autant limité à court terme. »

Est également apporté un argument concernant l’actuelle campagne de vaccination : « La mise en place d’un second rappel pourrait générer un effet contre-productif quant à la poursuite de la campagne vaccinale en cours », met en garde le conseil, qui craint qu’« une telle mesure pourrait être interprétée comme un signal d’inefficacité de la vaccination par l’opinion et ainsi induire un risque de désengagement à l’égard d’une vaccination perçue comme trop fréquente ».

Le conseil, qui invite les pouvoirs publics à surveiller la courbe des hospitalisations et notamment celle des personnes de plus de 80 ans ayant reçu leur rappel, se tient toutefois prêt à changer de position « en fonction de la parution de nouvelles données scientifiques »

Le deuxième rappel moins efficace contre Omicron

Interrogé sur la nécessité d’une quatrième dose pour atteindre la fin du tunnel pandémique, le directeur de l’OMS Europe Hans Kluge s’est montré prudent dimanche, notant toutefois auprès de l’AFP que « l’immunité augmente après chaque inoculation du vaccin ».

Face à l’arrivée de la vague Omicron, certains pays ont déjà ouvert le deuxième rappel aux personnes âgées ou présentant des comorbidités comme Israël, le Chili, la Hongrie, le Danemark ou encore l’Espagne.

En Israël, les équipes de l’hôpital Sheba, près de Tel-Aviv, ont initié fin décembre un essai clinique, vaccinant 154 soignants avec une quatrième dose Pfizer et 120 autres volontaires avec une quatrième dose Moderna. Les premiers résultats dévoilés le 17 janvier montrent que ce deuxième rappel permet de multiplier les anticorps mais s’avère « moins » efficace pour lutter contre le variant Omicron.

Source : https://www.nouvelobs.com/vaccination-anti-covid-19/20220126.OBS53721/une-quatrieme-dose-du-vaccin-contre-le-covid-19-ecartee-pour-le-moment-par-des-experts.html

One thought on “Une quatrième dose du vaccin contre le Covid-19 écartée pour le moment par des experts

  • Et la validité du paSS vaxxinal ?
    Seule la troisième dose suffira
    Le pass va rester actif jusqu’à que les politiques considèrent la population prête à une quatrième dose alors un nouveau variant arrivera
    Le pass ne sera plus valable sauf quqtrième dose …!!!
    C’est la medecine pfizer …..

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