Vaccination : faut-il une dose de rappel même si on a eu le Covid-19 après deux doses ?

Vaccination : faut-il une dose de rappel même si on a eu le Covid-19 après deux doses ?

La dose de rappel reste obligatoire, même si on a eu le Covid-19 après deux doses. Les personnes récemment contaminées ont toutefois un peu plus de temps pour se la faire administrer.

La dose de rappel est obligatoire pour tout le monde, infecté par le Covid-19 ou non. LP/Auguste Canier

Certains Français se retrouveront-ils sans passe sanitaire ou vaccinal à cause de problèmes de communication du gouvernement ? Encore ce mercredi matin, le ministre de la Santé a expliqué « qu’une infection correspond à une injection » du vaccin anti-Covid, même concernant la dose de rappel. Les personnes contaminées par le Covid-19 « n’auront pas besoin d’une dose de rappel », a même affirmé Olivier Véran. Toutefois, la vérité est différente : dans tous les cas, la dose de rappel reste obligatoire.

« Nous estimons qu’il y a quatre millions de Français qui relevaient de la troisième injection et qui, parce qu’ils ont été contaminés, ont de fait acquis l’immunité qui leur permet de donner validation pour le passe vaccinal », a expliqué mercredi sur France Info Olivier Véran. Et le ministre de la Santé d’ajouter : « On le voit, il n’y a pas mal d’annulations au quotidien dans les centres de vaccination de la part de gens qui étaient programmés et qui finalement n’y vont pas (car ils ont ou ont eu le Covid-19). »

Contactée par Le Parisien, la Direction générale de la Santé (DGS) se veut très claire : « La dose de rappel concerne toutes les personnes de 18 ans et plus, et ayant un schéma vaccinal initial complet. » Autrement dit : avoir eu ou pas le Covid-19 après la deuxième dose ne change absolument rien à la nécessité d’une dose de rappel. Elle doit être administrée dans les sept mois suivant la dernière injection pour conserver la validité du passe sanitaire ou du passe vaccinal. Ce délai sera ramené à quatre mois à compter du 15 février. En vigueur depuis mi-décembre pour les plus de 65 ans, cette règle concernera tous les adultes dès samedi 15 janvier.

Un peu plus de temps pour les récemment contaminés

Avoir eu le Covid-19 a toutefois une incidence sur l’administration des deux premières doses. Ainsi, précise auprès du Parisien la DGS, « les personnes ayant déjà contracté le Covid-19 peuvent recevoir une unique dose de vaccin ». Celles ayant eu le Covid-19 dans les deux semaines après la première dose « peuvent ne pas se voir administrer la deuxième dose de vaccin », ajoute l’autorité de Santé. C’est donc à ce stade, seulement, que le principe « une infection = une injection » est en vigueur.

Ce qui est toutefois vrai, c’est que les personnes contaminées au Covid-19 ont un peu plus de temps pour faire leur dose de rappel et donc voir leur passe désactivé. D’abord car elles ne peuvent pas se faire vacciner dans les trois mois suivant leur infection, mais aussi car leur résultat de test positif leur permet une « dérogation » pour six mois. Une personne de mois de 65 ans qui aurait reçu sa deuxième dose en mai avait donc jusqu’au 15 janvier pour faire sa dose de rappel et garder son passe valide. Toutefois, si elle a eu le Covid-19 en décembre, elle ne pourra faire sa troisième dose qu’à partir de mars et peut utiliser son certificat de rétablissement jusque-là.

Selon le ministère de la Santé, jusqu’à 800 000 personnes qui n’ont pas fait leur rappel de vaccin contre le Covid-19 risquent de voir leur passe sanitaire désactivé ce samedi. Un nombre surestimé car les autorités expliquent que nombreuses d’entre elles n’ont pas encore ajouté leur certificat de test positif. Le passe vaccinal devrait probablement entrer en vigueur la semaine prochaine : s’il supprime le principe de test, il prévoit bien une dérogation pour les personnes récemment positives au Covid-19.

Source : https://www.leparisien.fr/societe/vaccination-faut-il-une-dose-de-rappel-meme-si-on-a-eu-le-covid-19-apres-deux-doses-12-01-2022-MCCSBPKY4RAHZFMKPFGB2MVQSY.php?xtor=AD-366