Vaccination génique des femmes enceintes : lettre ouverte d’un chercheur à la Revue médicale suisse

Vaccination génique des femmes enceintes : lettre ouverte d’un chercheur à la Revue médicale suisse

Les revues médicales sont les bras armés du marketing pharmaceutique, soulignait l’ancien rédacteur en chef du British Medical Journal Richard Smith. Un médecin-chercheur s’inquiète d’un article qu’il estime indigne d’une revue et induisant les patientes en erreur.

par Jean-Dominique Michel, référent en santé publique de Covidhub.

Du fait de la désinformation des médias dits « mainstream », le grand public ne peut simplement pas se rendre compte du degré de dégradation de la science et de l’éthique médicale. Nous avons souvent rappelé ici les mises en garde solennelles (et restées largement sans effet) du British Medical Journal sur la répression de la science et la confiance aveugle faite aux producteurs de vaccins géniques sans vérification des données de leurs « essais cliniques » pourtant de toute évidence falsifiés.

  • Pour lire « Lorsque la science est politisée et corrompue, des gens meurent : le British Medical Journal sonne l’alarme ! » sur Anthropo-logiques : cliquer ici.
  • Pour lire « Le British Medical Journal exige la publication immédiate de toutes les données relatives aux «vaccins» géniques » sur Covidhub : cliquer ici.
  • Pour lire « Injections Pfizer: l’escroquerie du siècle? » sur Covidhub : cliquer ici.

La propagande en faveur du « tout-vaccinal » a atteint des niveaux proprement insensés que seule la thèse du délire collectif mise en avant par des spécialistes en psychopathologie comme Ariane Bilheran ou Mattias Desmet peut éclairer.

  • Pour lire « Comment l’hypnose vaccinale de masse a pu se produire – entretien avec le Pr Desmet » sur Kairos : cliquer ici.
  • Pour lire « Covid-19 : formation de masse et psychopathologie collective selon la Dre Ariane Bilheran et le Pr Mattias Desmet » sur Anthropo-logiques : cliquer ici.

Quand la Revue médicale suisse, les sociétés médicales ainsi que les organismes de santé comme l’Office fédéral de la santé publique ou les services des médecins cantonaux deviennent des fanatiques n’ayant plus de considération ni pour la rigueur scientifique ni pour le droit de la santé, nous sommes effectivement dans une situation choquante. A fortiori bien sûr quand leurs injonctions visent les femmes enceintes et les enfants.

Un médecin-chercheur suisse nous a adressé une interpellation au directeur de la Revue médicale suisse. Cette vitrine de l’industrie pharmaceutique et de la corruption institutionnelle (selon la définition du Centre d’éthique Safra de l’Université de Harvard) s’est hélas distinguée par des publications d’une honnêteté douteuse et qui pourraient relever in fine du droit pénal.

  • Pour accéder à la page « corruption institutionnelle » sur la page du Centre d’éthique Safra (en anglais) : cliquer ici.

La violence de la répression contre les scientifiques et médecins intègres est actuellement telle que l’auteur de la lettre que nous publions ici a demandé à rester anonyme. Son identité est connue de la rédaction.

Espérons que son interpellation fera mouche auprès de ses confrères et consœurs à qui il resterait un minimum d’éthique et d’esprit critique. Il souligne notamment qu’avec autant d’incertitudes relatives aux indications, effets et conséquences possibles de l’injection génique expérimentale sur les femmes enceintes, il est simplement impossible d’obtenir un consentement éclairé de leur part. Ce qui mettrait tous les médecins ayant encouragé leurs patientes à se faire inoculer dans une situation de négligence engageant leur responsabilité pénale. La question se posant également pour les auteurs de l’article critiqué ainsi que pour les responsables éditoriaux de la Revue médicale suisse, gravement multirécidiviste dans la désinformation au sujet du Covid…

 

Lettre ouverte à la Revue médicale suisse au sujet de l’injection génique des femmes enceintes

 

Monsieur le rédacteur en chef,

La publication de K. Lepigeon et al « Grossesse et Covid-19 : recommandations médicamenteuses et vaccinales en 2021 » dans votre revue est de nature à induire en erreur le lecteur et donc de convaincre les femmes enceintes de se faire vacciner, sans pesée du rapport bénéfices/risques.

Il ne vous échappera pas la responsabilité morale, civile et pénale de tels agissements, si une complication liée au vaccin mRNA contre le Covid devait survenir.

Je me contenterai de quelques commentaires au sujet du vaccin, même si les autres produits mériteraient aussi leur lot de questionnements. Plusieurs points méritent d’être relevés, certains sont franchement indignes de centres universitaires et d’une revue médicale.

Lepigeon et al s’efforcent de démontrer avant tout que la grossesse est un facteur de risque de complications graves lors d’infection à Sars-CoV-2 puis arrivent avec l’idéologie d’un vaccin miracle et en concluent avec une logique de bas niveau qu’il faut vacciner toutes les femmes enceintes. La médecine et la grossesse sont juste un peu plus compliquées. Pour un sujet d’une telle importance, 19 références seulement sont citées. Cherry picking quand tu nous tiens…

 

La première référence est circulaire. Favre et Baud se citent eux-mêmes pour appuyer que « La grossesse induit de manière physiologique une plus grande vulnérabilité à certaines infections virales, en raison de variations anatomiques, immunologiques et hormonales ». (Favre G, Pomar L, Musso D, Baud D. 2019-nCoV Epidemic: What About Pregnancies? Lancet 2020;395:e40.) Cet article, qui date du 28 février 2020, époque où on ne savait pas grand-chose sur le SARS-Cov-2, traite de 11 cas de Mers et 12 de Sars-Cov1. Autant le dire tout de suite : construire une politique de santé publique touchant les femmes enceintes et leur enfant sur la base de 23 cas d’une infection virale différente est inadmissible. C’est de la maltraitance infligée aux femmes frisant la misogynie.

L’utilisation de risques relatifs en lieu et place des risques absolus fausse la perception des probabilités et constitue un piège statistique classique. Il s’agit plus d’un argument de vente que d’un argument scientifique. Les auteurs prétendent que « la littérature scientifique a montré que les femmes enceintes sont plus à risque d’être infectées (+ 70%). ». Une seule référence est donnée pour cette sentence sur laquelle se fonde tout le raisonnement (Lokken, juillet 2021)

Or cette étude de Lokken, publiée en juillet 2021, ne prend pas en considération la présence de nouveaux variants, ni la disparation de l’effet du vaccin sur ces nouveaux variants. L’étude décrit une série de cas allant du 1er mars 2020 au 30 juin 2020 (!). L’augmentation d’infections retrouvées chez la femme enceinte de 70% correspond à un risque relatif de 1,7. Plus précisément il n’y a pas 70% de chances d’être infectées comme l’ont cru les journalistes et la population, mais un risque légèrement augmenté de 1,7 fois avec par ailleurs un intervalle de confiance allant de 1,3 à 2,3 ce qui veut dire qu’il est possible que la réalité soit aussi de seulement 1,3 plus. L’étude se base sur 240 cas – autant dire qu’en médecine on a toujours attendu que d’autres études soient publiées devant un éventuel signal basé sur une casuistique si petite.

Ces 240 cas correspondent à 13,9 femmes pour 1000 accouchements. Cette incidence est comparée à celle des femmes de 20 à 39 ans, qui est de 7,3 cas par 1000 femmes. Il y aurait donc 6,6 cas de plus dans le groupe des femmes enceintes ce qui ne correspond pas à une augmentation de 1,7 fois. Une erreur de calcul existe dans l’article de Lokken non relevée par les auteurs.

Enfin Lokken et al admettent eux-mêmes que 70.7% des cas se retrouvent dans des sous-groupes minoritaires « the greatest burden of infections occurred within racial and ethnic minority groups and patients preferring to receive care in a non-English language ». Extrapoler cela à notre population Suisse est une erreur potentiellement lourde de conséquences.

Lepigeon et al continuent leur phrase ainsi « avec une augmentation du risque de développement de formes sévères ». Aucune référence n’est donnée pour cette deuxième allégation de haute importance, ce qui n’est pas admissible.

Les auteurs citent l’étude de Huntley et al. Adverse Pregnancy Outcomes Among Individuals With and Without Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 (SARS-CoV-2): A Systemat­ic Review and Meta-analysis. Obstet Gynecol 2021;137:585-96. L’ont-ils seulement lue? En effet cette étude conclut « The incidences of intrauterine fetal death and neonatal death were similar among individuals who tested positive compared with negative for SARS-CoV-2 when admitted to labor and delivery. Other immediate outcomes of the newborns were also similar among those born to individuals who tested positive compared with negative for SARS-CoV-2. » Les auteurs citent une étude qui conclut le contraire de ce qu’ils affirment.

Les auteurs n’évoquent nullement la possibilité d’un biais de sélection que seule une étude randomisée aurait pu écarter. En d’autres termes, il est possible pour ne pas dire probable que le taux d’hospitalisation en soins intensifs soit plus élevé pour les femmes enceintes car pour les médecins elles sont plus à risques donc on les hospitalise plus facilement.

Deux études (non citées dans l’article de Lepigeon) montrent l’absence de risques supplémentaires. Ces deux études ont plutôt observé que le taux d’admission en unité de soins intensifs et de mortalité pendant grossesse étaient comparables à ceux de la population générale de la même cohorte (ici) et que la mortalité chez les femmes enceintes était inférieure à celle des patientes non enceintes hospitalisées pour COVID-19 et d’une pneumonie virale (et là) : « we found a substantially lower rate of in-hospital mortality in pregnant patients than nonpregnant patients hospitalized with COVID-19 and viral pneumonia. ».

La publication de Queadan montre même un risque réduit de ventilation invasive, chez la femme enceinte.

 

C’est donc bien sur ces bases confuses, que les auteurs s’aventurent à proposer la vaccination universelle « anticovid » des femmes enceintes alors qu’il n’est pas démontré qu’il existe un intérêt médical à exposer l’universalité des femmes enceintes aux effets secondaires d’un vaccin à ARNm, jamais utilisé chez l’être humain dans l’histoire de la médecine. Ceci tout en sachant que toutes les femmes enceintes ne seront évidemment pas infectées par le SARS-CoV-2, et que toutes ne feront pas de formes graves.

Or aucune étude randomisée n’a jamais prouvé que la femme enceinte et vaccinée est mieux protégée des formes graves et/ou sévère que la femme non vaccinée,  encore moins si infectée par d’autres variants que celui d’origine. Quand on sait l’effet de la vaccination chez la personne non enceinte, on croit rêver.

Aucune étude ad hoc ne s’est attelée à évaluer l’absence d’effets indésirables graves chez la mère et/ou le fœtus. Seule des études de cohorte le font, avec toutes les limitations de ce type d’étude.

La publication de Shimabukuro a fait l’objet d’un correctif et d’une critique (Spontaneous Abortions and Policies on COVID-19 mRNA Vaccine Use During Pregnancy – Aleisha R. BrockScience, Public Health Policy, and the Law Volume 4:130–143 November, 2021 Clinical and Translational Research) mais étonnamment ce débat est absent de l’article de Lepigeon.

Faut-il rappeler que les études des fabricants sur les thérapies et vaccins pour le COVID-19 ont largement exclu les femmes enceintes ?

Les études de sécurité chez les femmes enceintes et les fœtus et enfant à naître ne sont pas terminées. Les deux plus grands fabricants de vaccins ARNm contre le Covid-19 mènent actuellement des études pour tester la sécurité du vaccin pour les femmes enceintes (et sur les fœtus, bébés jusqu’à un an pour Moderna). Ces études se termineront respectivement en août 2022 et en janvier 2024 (sachant que seule celle se terminant en 2024 considère l’enfant à naître.)

Par exemple pour Moderna-Spikevax : https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04958304

Et pour Pfizer-Comirnaty : https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04754594?term=Pfizer+Safety+of+Covid-19+vaccine+pregnant&draw=2&rank=1

Les informations professionnelles sur PFIZER Comirnaty et Moderna Spikevax sont claires :

https://www.swissmedicinfo.ch/ShowText.aspx?textType=FI&lang=FR&authNr=68225#section20

« L’expérience acquise avec l’utilisation de Comirnaty chez la femme enceinte est limitée. Des études chez l’animal n’indiquent pas d’effets nocifs directs ou indirects sur la gestation, le développement embryo-fœtal, la mise bas, ni sur le développement post-natal (voir sous «Données précliniques»). L’administration de Comirnaty pendant la grossesse devra être envisagée uniquement lorsque le bénéfice potentiel l’emporte sur les risques potentiels pour la mère et le fœtus. »

Les données disponibles sur le Spikevax administré aux femmes enceintes sont insuffisantes pour déterminer les risques associés au vaccin en cas de grossesse. Les études chez l’animal n’indiquent pas d’effets néfastes, directs ou indirects, sur la grossesse, le développement embryonnaire/fœtal, l’accouchement ou le développement postnatal (voir la rubrique « Données précliniques »).

Swissmedic (https://www.swissmedicinfo.ch/ShowText.aspx?textType=FI&lang=FR&authNr=68267) déclare :

« Aucune étude adéquate et bien contrôlée n’a été effectuée concernant l’utilisation de Spikevax chez la femme enceinte. Les données disponibles sur le Spikevax administré aux femmes enceintes sont insuffisantes pour déterminer les risques associés au vaccin en cas de grossesse. Les études chez l’animal n’indiquent pas d’effets néfastes, directs ou indirects, sur la grossesse, le développement embryonnaire/fœtal, l’accouchement ou le développement postnatal (voir la rubrique « Données précliniques »). Allaitement : Nous ignorons si le Spikevax est excrété dans le lait maternel humain. Nous ne disposons d’aucune donnée permettant d’évaluer l’effet de Spikevax sur le nourrisson allaité ou sur la production/l’excrétion de lait. Par conséquent, il n’est pas recommandé d’administrer le Spikevax à une mère qui allaite. »

Mais il y a plus : le COVID-19 vaccine surveillance report – Week 51 montre qu’il y a très probablement une augmentation du risque de mortalité néonatale (Stillbirth) dans la population enceinte qui a été vaccinée. Je vous passe les détails du calcul pour ne pas alourdir mon propos.

Les données de l’hôpital de Rambam à Haïfa révèlent une augmentation du taux de mortinatalité de l’ordre de 34%.

On a le droit (et c’est même un devoir) d’être en désaccord en sciences, mais en prenant en considération l’intégralité des données disponible, surtout sur un sujet aussi sensible que la femme enceinte et sur la base d’informations incomplètes.

Le consentement éclairé impose en conséquence de dire aux femmes enceintes, sous peine de responsabilité civile et pénale :

  • Ce type de traitement à base de ARNm est employé pour la 1ère fois chez l’être humain et la femme enceinte.
  • Les études concernant les risques chez la femmes enceintes sont contradictoires.
  • Il n’y a pas d’études randomisées montrant une protection de la part des injections à ARNm chez la femme enceinte.
  • Il n’y a pas de données sur la sécurité à moyen, long et très long terme.
  • Certains signaux négatifs méritent d’être suivis de près.
  • Les indications des fabricants concernant les femmes enceintes doivent être données.
  • Les études de sécurité/dangerosité chez la femme enceintes ont débuté en février 2021 pour Pfizer et septembre 2021 pour Moderna et se termineront en août 2022 et en janvier 2024.
  • La composition du vaccin est en partie inconnue.
  • Le nombre moyen de protéine spike produit par un femme enceinte suite une injection de 30 ou 60 microgrammes de ARNm est inconnue.
  • Nous ne savons pas dans quels organes migre la protéine Spike injectée en intramusculaire.
  • Nous ne connaissons pas l’éventuelle diffusion cérébrale de la protéine Spike.
  • Nous ne savons pas pendant combien de temps l’organisme produit de la protéine Spike.
  • Nous ne disposons pas d’études de bio distribution de l’ARNm (et non des lipides) chez les primates.
  • Nous ne savons pas par quel mécanismes la protéine Spike migre dans ces organes.
  • La possibilité de mécanisme de transcytose n’a pas été étudié.
  • Il existe probablement une différence de structure entre l’ARNm « vaccinal » et celui viral et donc une différence entre la protéine Spike fabriquée à partir du produit injecté versus la protéine Spike naturelle du virus, dont on ne maitrise pas les conséquences.

Contraindre une femme enceinte à prendre un produit probablement inutile et dont la sécurité n’est pas démontrée est tout simplement indéfendable et ce d’autant si les éléments nécessaires au consentement sont tus.

Veuillez recevoir, Monsieur le rédacteur en chef, l’expression de ma considération préoccupée.

 

Dr N.N.

Source : https://www.covidhub.ch/vaccination-genique-des-femmes-enceintes-lettre-ouverte-dun-chercheur-a-la-revue-medicale-suisse/