Vaccins génétiques, doutes et propagande : entretien (2) avec Jean-Paul Bourdineaud

13 oct. 2021 Par Laurent Mucchielli Blog : Le blog de Laurent Mucchielli

Dans la suite (et fin) de cet entretien, le toxicologue Jean-Paul Bourdineaud montre qu’il convient de vérifier les dires des auto-proclamés « vérificateurs de faits », il explique ses doutes raisonnables quant à la vaccination et au sésame sanitaire, et il réfléchit à des approches vaccinales plus intelligentes et plus sûres.

Épisode 67 (suite directe de l’épisode 64)

1) Vous incriminez les médias dominants dans leur couverture partiale de la vaccination et du laisser-passer sanitaire. Pourriez-vous nous donner des exemples à vos yeux révélateurs ?

JP.B. — Le rôle des médias dans le déroulement de la propagande gouvernementale a été de renforcer l’idée de la vaccination comme solution unique, d’ériger des modélisations mathématiques en faits expérimentaux et cliniques, de débiner les traitements alternatifs, de minimiser le problème de la faible efficacité des vaccins anglo-saxons contre la variante Delta indienne, et de tourner en dérision toute personne osant porter une vision critique sur la vaccination et le passe sanitaire. Je peux en donner plusieurs exemples, en effet.

A l’Institut Pasteur, on préfère les simulations aux véritables données obtenues sur les patients, tout en présentant au public ces jeux mathématiques comme de vrais résultats cliniques, avec la complicité des médias. J’en veux pour preuve l’étude de Barnstable (CDC) qui a montré que la charge virale des vaccinés malades était égale à celle des non vaccinés malades. Cette information est bien divulguée par un article de l’Express en date du 8 septembre 2021, mais pour être immédiatement mise en balance et en contradiction, dans le même article, par la déclaration du ministre Blanquer : « Quand vous êtes vacciné, vous ne risquez pas de contaminer les autres, alors que si vous n’êtes pas vacciné, vous faites courir ce risque »; puis par celle du Dr Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital de Garches. À la question : les personnes vaccinées sont-elles aussi contagieuses que celles non vaccinées ? « Bien sûr que non », assure-t-il (un bel exemple de scientifique, qui, lui, ne doute pas). Voici ce qu’écrit la journaliste : « Afin d’étayer sa démonstration, le spécialiste s’appuie sur une étude de l’Institut Pasteur publiée lundi 28 juin qui soutient : « On a douze fois plus de chances d’être contaminé par quelqu’un qui n’est pas vacciné que par une personne vaccinée » ». A l’hôpital de Garches, la journaliste aurait pu en discuter avec le Pr Perronne mais, dans ce même hôpital, elle a préféré s’entretenir avec le Dr Davido. On ne peut alors pas se départir du sentiment qu’elle s’est orientée sélectivement vers le médecin dont elle savait qu’il lui délivrerait le discours convenu et attendu. Pourtant, cette « étude » de l’Institut Pasteur n’est qu’une computation mathématique, une modélisation prévisionnelle du déroulé épidémique. Le Dr Davido met donc en balance des résultats d’analyse biochimique par RT-PCR, de la véritable science analytique, confirmés par d’autres équipes dans le monde (ici, , et ici, et là), avec un gri-gri de chamane mathématicien, pour trancher en faveur du fétiche virtuel.

Plus grave encore, cette analyse est entachée d’erreurs mathématiques comme l’a révélé le mathématicien Vincent Pavan (ici et ). La même équipe de Pasteur a « mis à jour » et produit une nouvelle computation le 6 septembre 2021. Mais les erreurs commises dans la version précédente n’ont toujours pas été corrigées.  Ils s’obstinent et même amplifient leur bévue : ils ne prennent toujours pas en compte qu’après avoir été infectés par la variante Delta, les vaccinés présentent la même charge virale que les non vaccinés durant la première semaine. Ils n’utilisent aucune donnée réelle liée à la dynamique de l’infection mais supputent et choisissent arbitrairement des valeurs pour les paramètres leur permettant de faire tourner leur moulinette mathématique : « Dans notre nouveau scénario [c’est le mot qu’ils utilisent, puisqu’il s’agit bien de pure imagination mathématique], nous faisons l’hypothèse que le nombre de reproduction de base R0 est égal à 5 [le nombre de personnes infectées par un porteur du virus]…, que le risque d’hospitalisation augmente de 50 % pour les personnes par le variant Delta et que la vaccination diminue le risque d’infection de 60% pour le variant Delta… Nous continuons à faire l’hypothèse que la vaccination réduit le risque d’hospitalisation de 95 % et le risque de transmission si une personne vaccinée est infectée de 50 %. Après avoir fait mouliner les ordinateurs, ils obtiennent ce qu’ils appellent des « résultats » et qui seront présentés comme tels au public, et bien entendu ce que régurgitent les machines corrobore et confirme les présupposés et hypothèses de départ entrés dans lesdites machines, en une boucle purement et vertueusement tautologique. Bref, du vent mathématique.

À propos de l’épidémiologie prédictive, voici ce qu’écrivait le Pr Raoult : « Les nouveaux prophètes sont les mathématiciens, comme les anciens prophètes étaient les astronomes qui avaient dérivé de l’astronomie à l’astrologie. Les mathématiciens créent des modèles pour prédire l’avenir, et la conformité de ces modèles avec la réalité n’est guère plus importante que celle des prédictions des anciens prophètes avec ce qui est advenu par la suite. » Plus loin : « Comme l’écrit Ludwig Wittgenstein en 1921 dans Tractacus philosophicus : ‘Les évènements futurs, nous ne pouvons les conclure à partir des évènements présents’. ». Dans cette lignée, je rajouterais cet autre aphorisme de Wittgenstein tiré de son Tractacus : « Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence ».

Le Pr Perronne dans un chapitre intitulé « Nostradamus reprend du service ! » range donc les computations du Pr Neil Ferguson dans le même sac que les prédictions de Nostradamus. Lesquelles concernaient des prévisions apocalyptiques de mortalité : en trois mois, d’avril à juillet 2020, étaient prévus 510 000 décès par covid au Royaume-Uni et 2,2 millions aux Etats-Unis. C’est sur la base de cette prédiction mathématique que le premier confinement a été décidé. Le Pr Ferguson n’en est pourtant pas à sa première bévue, puisqu’il avait déjà « prévu » des niveaux de mortalité dramatiques, mais heureusement jamais atteints, lors des épisodes de la fièvre aphteuse en 2001, de la maladie de la vache folle en 2002, de la grippe aviaire en 2005, et de la grippe porcine en 2009. Un article de Libération de la série « CheckNews » (car une information vérifiée est encore plus vraie dite en Anglais) tente, mais maladroitement, de venir au secours du Pr Ferguson en donnant la parole à l’épidémiologiste Rafael Mikolajczyk, de la faculté de médecine de Halle-Wittenberg : « l’accent mis sur l’exactitude de la modélisation est une mauvaise compréhension de ce qu’est la modélisation. La modélisation ne peut pas prédire les nombres exacts ». Également convoqué par Libération, Antoine Flahault, directeur de l’Institut de Santé Publique à l’Université de Genève : « Personne n’est devin. Les mathématiques ne permettent pas de prédire l’avenir. Elles permettent en revanche de simuler différents scénarios sous différentes hypothèses, qui peuvent être du domaine du plausible ». Puis, du même : « La phase initiale d’une épidémie, c’est une fonction mathématique exponentielle. Or une exponentielle, ça va à l’infini. On sent très bien qu’en fonction des scénarios que vous allez avoir, certains paramètres vont laisser courir l’exponentielle beaucoup plus loin que d’autres, et donc vous allez avoir une forme de catastrophisme presque inhérent à ces modèles mathématiques ». Prodiges et vertiges de la prédiction mathématico-cartomancienne !

2) Qu’en est-il de l’affirmation selon laquelle l’HCQ serait plus toxique que le paracétamol, affirmation qui a été utilisée pour justifier le bannissement de ce médicament comme traitement du covid ?

Plus tôt, j’ai dit que le fait divers du couple ayant ingéré de la chloroquine destinée à un usage aquariophile avait été abusivement et sans vergogne instrumentalisé pour dégommer l’HCQ dont le véritable défaut est le bas coût. Un vérificateur de faits du journal Le Monde s’emparant du même fait divers s’est attaché à démontrer que l’HCQ était bien un poison. L’argumentation est la suivante : a/ une personne est morte en ingérant de la chloroquine, et il est rappelé que l’ingestion de 2 à 3 grammes de ce composé est potentiellement mortelle pour les humains, b/ la chloroquine et l’HCQ font partie de la même famille de molécules, c/ donc l’HCQ est un poison redoutable, et beaucoup plus toxique que le paracétamol, contrairement aux déclarations du Pr Raoult.

Les deux premières affirmations sont vraies, mais la troisième est complètement fausse. Afin de contrer la déclaration suivante du Pr Raoult : « le Doliprane est plus dangereux que l’hydroxychloroquine. C’est la première cause d’intoxication dans les pays modernes au monde. C’est dangereux le Doliprane. Ça tue beaucoup », le journaliste fait dire à un pharmacologue, à propos de la chloroquine, « …si vous en prenez trop, vous pouvez faire très facilement un surdosage », une belle lapalissade qui n’apporte rien à la polémique, et à un brillant chimiste bordelais : « Les effets secondaires de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine peuvent être beaucoup plus forts que ceux du paracétamol. Ce sont des médicaments très puissants, il faut faire attention avec ». Notre chimiste est victime d’un biais cognitif désigné par Étienne Klein du terme d’ultracrépidarianisme, soit « la tendance à parler avec assurance de sujets que l’on ne connaît pas ». Notre chimiste, aussi prestigieux soit-il, n’est franchement pas versé en toxicologie. Tout d’abord, comme je l’ai déjà dit, l’HCQ est environ 10 fois moins toxique que la chloroquine, raison pour laquelle elle a été sélectionnée pour le traitement des maladies auto-immunes. Dans l’expérimentation anglaise Recovery, une quantité de 2,4 g a été administrée aux patients le premier jour de l’essai (soit 4 fois celle administrée à l’IHU de Marseille), et une quantité totale de 9,4 g sur 10 jours, et néanmoins l’essai conclut pourtant que l’HCQ n’a pas pu être associée à une quelconque toxicité. La presse s’est réjouie que les effets bénéfiques de l’HCQ n’aient pu être démontrés, se gardant d’annoncer son absence de toxicité à des doses élevées sur des patients très fragilisés, et taisant la non-conformité de cette expérimentation d’avec le traitement raoultien ; les effets de l’HCQ ne pouvaient pas être révélés sur des patients déjà engagés en phase 3 de la maladie comme l’avait dit l’équipe de l’IHU de Marseille dans une étude portant sur 3 737 patients. Tout récemment, une étude d’hospitaliers péruviens portant sur 1 265 patients atteints du covid, montre que le temps écoulé entre le début de la maladie et le traitement combiné HCQ + AZI est un facteur important de mortalité et que ce traitement doit être donné précocement afin d’éviter les décès.

Chez la souris, par voie orale, les DL50 sont égales à 338 mg/kg (à 48h) et 2340 mg/kg (à 24h; 1240 mg/kg à 7 j) pour le paracétamol et l’HCQ, respectivement. Ainsi, chez cet animal, le paracétamol présente une toxicité environ 6 fois plus importante que l’HCQ. Mais les adversaires de l’HCQ diront que cela n’importe pas puisque les humains ne sont pas des souris (leitmotiv des industriels pollueurs qui ce faisant, rejettent en bloc tout le corpus de connaissances établi par la science toxicologique). Alors, regardons la littérature concernant les seuls humains : il apparaît, comme je l’avais dit précédemment, que le paracétamol est un redoutable hépatotoxique pour des doses un peu plus élevées relativement à celles de son usage thérapeutique (Tableau 1).

Tableau 1 : Comparaison de la toxicologie aiguë de l’HCQ et du paracétamol chez les humains

tableau-1-entretien-bourdineaud

 L’HCQ est mortelle pour des doses et quantités très nettement supérieures à celle thérapeutique (600 mg/j à l’IHU de Marseille). Le cas rapporté dans la littérature de mort par surdosage à l’HCQ représente une dose 20 fois au-delà de la dose thérapeutique, et en deçà, chez des patients traités sur la durée pour des maladies auto-immunes, on ne note que des cas de dermatite, psychose, hypomnésie, et agranulocytose, se soldant par la guérison du patient après cessation de prise d’HCQ. En revanche, pour le paracétamol, de nombreux décès sont décrits pour des prises de 10 à 20 g, soit 2,5 à 5 fois la posologie journalière maximale recommandée (Tableau 1).

Notre chimiste bordelais aurait dû consulter la littérature toxicologique avant de dire une contre-vérité. Et les déclarations de nos dirigeants ministériels étaient donc fausses et en réalité mensongères, car un ministre, de surcroît médecin, est censé être correctement renseigné et informé. 

3) Que pensez-vous des déclarations de Mike Yeadon, ancien vice-président de Pfizer, qui émettait lui-même des doutes sur la stratégie de vaccination intégrale choisie par des pays comme la France ?

Mike Yeadon est effectivement un ancien vice-président de Pfizer, où il a passé 16 ans en tant que chercheur dans le domaine des allergies (une branche de l’immunologie) et des maladies respiratoires. Il a ensuite cofondé une entreprise de biotechnologie que le fabricant de médicaments Novartis a rachetée pour au moins 325 millions de dollars.Des journalistes de France Info l’accusent de désinformation à propos de ses déclarations sur les vaccins génétiques, et d’alimenter la nébuleuse complotiste. Ils mettent en exergue deux de ses phrases : « Vous n’avez pas besoin d’être vacciné par des protéines, géniques, mal testées et dangereuses. Vous n’avez pas à faire ce que vous disent des scientifiques corrompus ». Ce que ces journalistes omettent, car ils ont extrait ces phrases hors de leur contexte, c’est que Mike Yeadon s’adresse aux jeunes gens susceptibles de se faire vacciner, et qu’il est plutôt partisan de ces vaccins sous certaines conditions. Ainsi, dans un entretien à France Soir, confie-t-il que les vaccins génétiques fonctionnent et qu’ils devraient être proposés sans contrainte ni obligation aux personnes âgées ainsi qu’aux personnes jeunes mais fragilisées par une pathologie. On est donc loin de la désinformation et du complotisme comme le prétendent les journalistes de France Info. Quant à ses deux phrases citées, les deux sont vraies. Je parlerai tout à l’heure des dangers de ces vaccins notamment auprès des jeunes gens, et je me suis déjà quelque peu étendu sur le thème de la corruption.Puis les journalistes tentent de ternir la réputation de Mike Yeadon et essaient d’expliquer ses sombres motivations en interrogeant d’anciens collègues de Pfizer : l’un suggère que ce serait causé par le dépit lié à la non commercialisation du composé Ziarco (je rappelle que la société Ziarco a été vendue pour 325 millions de dollars à Novartis, ce qui a copieusement enrichi Mike Yeadon, et que sa supposée amertume devrait alors être dirigée vers Novartis plutôt qu’à l’encontre de Pfizer, AstraZeneca, Moderna et Janssen), et l’autre envisage un changement de personnalité ayant altéré ses capacités mentales. En résumé, c’est un cinglé alimenté par sa rancœur. Là, on touche les bas-fonds de la pseudo enquête journalistique : commérages et ragots. Mike Yeadon, s’était livré à une déclaration, dans une vidéo aujourd’hui disparue de Youtube, mais que j’ai retranscrite : « Ces vaccins contre le covid-19 ne sont pas sûrs parce que la conception basée sur les gènes fait que votre corps fabrique des protéines de pointes du virus et nous savons, et ce depuis des années, que les protéines de pointe des virus déclenchent des caillots sanguins. Il y a beaucoup de littérature, personne ne peut contester la déclaration que je viens de faire. Et le docteur Wodarg et moi avons écrit à l’Agence Européenne des Médicaments en décembre (2020) en le soulignant. C’est donc un problème fondamental, beaucoup des évènements indésirables qui surviennent après une vaccination concernent des évènements thrombo-emboliques. C’est-à-dire des caillots de sang et des saignements ». Le contenu de cette déclaration est vrai : on trouve dans la littérature scientifique plusieurs articles incriminant la protéine spiculaire S (celle qui est produite à partir de l’ARN ou des adénovirus vaccinaux) dans le processus thrombotique. La protéine S stimule la libération de facteurs pro-coagulants par les plaquettes, et la formation d’agrégats de plaquettes et de leucocytes, même en l’absence du virus (ici, , et ici, et là, puis ici). La protéine S active la voie alternative du complément, conduisant au processus thrombotique, et se révèle cytotoxique vis-à-vis des cellules endothéliales des artères pulmonaires (ici, , et ici, et là).

Si les soi-disant « vérificateurs de faits » avaient fait leur travail, ils auraient été contraints de valider les déclarations de Mike Yeadon. Mais l’absence d’enquête et de reportage est la marque de fabrique des chaînes et radios dites d’information en continu : au mieux, ce sont bavardages, commentaires, disputes grossières, et sempiternelles répétitions de sujets démagogiques. La misère et le déclin du journalisme, y compris celui de la presse écrite, ont bien été analysés par vos soins et vous concluiez à « l’absence d’enquête de terrain, la perte de neutralité au profit d’un genre de militantisme, les enquêtes à charge, et la dépendance totale envers la communication des agences gouvernementales et des industries ».   

4) Composition exacte, durée de protection, efficacité contre la contagion et contre les formes sévères de Covid, immunité collective, effets indésirables plus ou moins graves… du point de vue scientifique qui est le vôtre, est-ce qu’un doute raisonnable est envisageable concernant l’intérêt de se faire vacciner selon les différentes catégories de la population ? 

JP.B. — De très nombreux éléments permettent d’instiller un doute raisonnable. Je distinguerai au moins sept problèmes différents. 

Le premier concerne les effets indésirables graves suspectés. Avec vos coauteurs, vous avez déjà montré la létalité susceptible d’avoir été causée par les vaccins génétiques anti-covid. Vous aboutissiez à des taux de décès suspectés allant de 27 à 43 par million de vaccinés selon les pays (37 par million en France et aux États-Unis). Vous avez publié cet épisode le 30 juillet dernier, alors que j’arrivais aux mêmes valeurs pour les États-Unis dans ma lettre à Charlie Hebdo envoyée le 29 juillet, dans une belle coïncidence concordante.

Aucun autre vaccin jusqu’à présent n’avait généré autant d’effets secondaires dommageables et de décès en aussi peu de temps. Vous avez calculé qu’aux États-Unis, les décès susceptibles d’avoir été causés par les vaccins génétiques anti-covid représentent 58 % du total de la mortalité suspectée associée à un vaccin quel qu’il soit depuis ces dernières 31 années. On prétend que la vaccination est un grand succès, mais enfin les chiffres sont là : la pharmacovigilance de plusieurs pays européens, ainsi qu’aux États-Unis, et en Israël affiche de graves effets secondaires et pathologies, et des décès. Là-dessus se greffe un déni de réalité dans lequel les décès ne seraient que des hypothèses mais pas indéniablement avérés imputables au vaccin. Ce qui est un artifice rhétorique dilatoire. Cela revient à nier l’essence même de la pharmacovigilance, mais c’est là le seul et ultime argument des propagandistes adorateurs de la vaccination : nier qu’il existe des pathologies graves et des décès en dépit de toutes les données collectées et compilées dans les registres de pharmacovigilance du monde entier. 

Le deuxième problème est que la durée de protection est courte. Pour le vaccin de Pfizer, la durée de circulation des anticorps dans le sang serait d’environ 6 mois, et pour celui d’AstraZeneca, de 3 à 4 mois, donc une durée de protection faible. Après une infection par le virus, la durée de protection conférée par les anticorps est de 9 mois puis leur titre chute par un facteur 6 au-delà. Également une efficacité médiocre parce que les vaccinés peuvent tomber malade lorsqu’ils sont en contact avec le virus et notamment avec la variante indienne Delta. Lorsque les vaccinés sont infectés par cette variante Delta, ils présentent une charge virale d’intensité égale à celle des non vaccinés infectés (ici, , et ici). La notion même de vaccin doit être remise en question : il s’agirait plutôt d’un traitement temporaire. En effet des vaccinés tombent malade et meurent ; or si un vaccin vaccine, par définition il protège et l’on ne tombe pas malade. Donc, ce sont des vaccins médiocres contre la variante Delta, de faible durée de protection, avec des effets indésirables graves très supérieurs aux autres vaccins conçus contre d’autres maladies.

Troisièmement, il faut évoquer le problème des anticorps facilitant l’infection qui avaient provoqué une catastrophe dans le cas du vaccin contre la dengue, le Dengvaxia de Sanofi, où 600 enfants parmi les 800.000 vaccinés sont morts après vaccination. Affaire dont il n’a pas été question depuis 2020 alors que c’est exemplaire. Ce mécanisme a été découvert par Scott Halstead et Edward O’Rourke. Il y a des anticorps dits neutralisants qui vont aider à détruire le virus par l’entremise du système immunitaire, et d’autres dits facilitants qui vont à rebours faciliter l’infection et l’entrée du virus dans nos cellules. Cela est connu chez les coronavirus, et entre autres le SARS-CoV-1 (syndrome respiratoire aigu sévère, 2002-2004) et le MERS-CoV (syndrome respiratoire du Moyen-Orient, 2012), ce qui a empêché la production de vaccins durant ces deux précédentes épidémies. Des études réalisées sur des cellules en culture ont mis en évidence ce mécanisme dans le cas du SARS-CoV-1 (ici, , et ici) et du MERS-CoV, mais également sur des macaques dans le cas du SARS-CoV-1.

Et cela a été démontré dans le cadre du SARS-CoV-2 : de tels anticorps ont été isolés du sang de malades et ces anticorps sont capables de se fixer sur la protéine spiculaire ou « spike » en Anglais, protéine de surface S du virus, et aident celle-ci à entrer dans nos cellules (ici, , et ici). Dans une étude, des anticorps ont été isolés, à partir de personnes infectées par le SARS-CoV-2, qui favorisaient l’infection de cellules cultivées in vitro, et ces mêmes anticorps injectés aux singes ont aggravé le panel clinique pour 3 des 46 singes testés (6,5 %) ; ces trois singes présentaient une pathologie pulmonaire supérieure à celle des témoins. En ce qui concerne la variante Delta, la balance entre les anticorps neutralisant et ceux facilitant l’infection (pour ceux ciblant la région en amont du domaine de fixation au récepteur – DFR) a basculé en faveur des facilitants. Il a été déterminé que quatre mutations supplémentaires du DFR seraient nécessaires pour que la variante Delta échappe totalement à l’action des anticorps suscités par le vaccin Pfizer. 

Quatrièmement, il convient d’aborder la mythologie de la localisation unique au site d’injection du matériel vaccinal. On nous a entretenu de ce mensonge y compris au plus haut niveau ministériel. L’équipement génétique et nanoparticulaire constituant le matériel vaccinal de Pfizer est censé résider au site d’injection musculaire et ne pas se déplacer. Or, c’est faux : dans un document secret et confidentiel de Pfizer délivré aux agences sanitaires du monde entier, mais rendu public par fuite hors du ministère de la santé japonais, Pfizer indique qu’il sait et a démontré sur des rats que le matériel vaccinal pouvait se retrouver dans tous les tissus et organes, y compris pour les femelles, dans les ovaires. Après 48h, on retrouvait dans les ovaires 7 % de la quantité encore présente au site d’injection. On peut donc légitimement se demander ce que cela pourra provoquer chez les femmes et les adolescentes humaines, comme effets à moyen et long termes sur les aspects reproductifs, et de possibles troubles menstruels.

Cette distribution dans l’organisme explique vraisemblablement la découverte de l’urologue Diego Rubinowicz : les niveaux de l’antigène PSA, un marqueur du cancer de la prostate et de l’inflammation de ce tissu, augmentaient chez les hommes après la vaccination avec l’ARN de la protéine S – ce qui signifie que la protéine S est produite par les cellules de la prostate et non pas seulement par les cellules musculaires au site d’injection.  

Cinquième problème : l’échappement immunitaire. Les nouvelles variantes du SARS-CoV-2 échappent à l’action des anticorps neutralisants. Dans l’ordre de résistance décroissant, les variantes B.1.351 (Afrique du Sud), P.1 (Brésil) et B.1.1.7 (Royaume-Uni) portent des mutations dans la protéine S qui les rendent partiellement ou totalement résistantes aux anticorps monoclonaux utilisés pour le traitement du covid. De plus, ces variantes sont moins efficacement inhibées par le plasma des patients convalescents du covid (ici, , et ici, et là, puis ici) et par les sérums des individus vaccinés par le vaccin Pfizer (ici, , et ici, et là). L’efficacité du vaccin d’AstraZeneca contre le variant sud-africain est très faible et estimée à 10 % (ici, ). Et l’OMS vient d’alerter sur l’échappement immunitaire concernant la nouvelle variante colombienne Mu. Cette variante est suspectée d’être responsable de la mort de sept résidents, tous vaccinés, dans une maison de retraite belge fin juillet, et de plus, résiste au vaccin Pfizer ainsi qu’aux sérums des patients convalescents.

Il devient maintenant établi que la variante delta indienne du coronavirus résiste aux anticorps élaborés après injection des vaccins biotechnologiques anglo-saxons basés sur la séquence de la protéine S de la souche d’origine de Wuhan et se propage également via les personnes vaccinées.

Le Center of Disease Control étatsunien a ainsi établi dans la ville modèle de Barnstable au Massachusetts que sur les 469 cas de covid enregistrés entre les 3 et 17 juillet 2021, 346 (74 %) concernaient des personnes pleinement vaccinées. Les tests RT-PCR montraient que la charge virale des vaccinés malades était égale à celle des non vaccinés malades. Cette équivalence en la capacité de transmettre le virus (la contagiosité) entre vaccinés et non vaccinés a également été établie par d’autres équipes (ici, , et ici). Aux Pays-Bas, le nombre d’employés hospitaliers vaccinés contractant le virus est très élevé, ont averti des virologues hollandais : au centre médical universitaire de Leyde 85 % des employés confirmés positifs avaient été complètement vaccinés. Au Vietnam, à l’hôpital d’Ho Chi Minh Ville, 69 soignants pleinement vaccinés avec le vaccin AstraZeneca ont contracté le covid, et ils étaient très contagieux car leur charge virale était très élevée. À l’hôpital de l’Université de Californie à San Diego, de mars à juillet 2021, la proportion des soignants pleinement vaccinés malades du covid et symptomatiques atteignait 19 à 23 % de l’ensemble des soignants vaccinés malades. En juin, lors de l’arrivée de la variante Delta, cette proportion était égale à 33 % et en juillet égale à 75 %. En Israël, 60 % des patients hospitalisés en réanimation sont pleinement vaccinés, car comme le dit le titre de l’article « la variante Delta déjoue la vaccination » (ici, ). Curieusement, alors que dans de nombreux autres pays, ce sont les vaccinés qui sont majoritairement hospitalisés, on nous serine le contraire en France. Mais il est bien clair maintenant que les vaccins Pfizer et AstraZeneca ne protègent pas efficacement contre la variante Delta et que l’obligation vaccinale chez les soignants est dénuée d’intérêt et injuste. Décidément, les « conseillers » du conseil scientifique ne sont pas de bons conseils ; ils préconisent même une troisième injection, s’en remettant aux miracles espérés de la science plutôt qu’à l’exercice de la raison, raison qui nous indique ainsi que l’a dit le Prof. Sir Andrew Pollard, directeur du groupe de la vaccination à Oxford : « La variante Delta continuera à infecter les gens qui ont été vaccinés» et s’est montré sceptique sur la nécessité d’une troisième dose vaccinale. D’autant plus que ces rappels vaccinaux (3ème dose puis six mois plus tard 4ème) vont probablement augmenter la proportion d’anticorps facilitant l’infection, ce qui serait contre-productif, ainsi que l’a déclaré le Dr Jean-Marc Sabatier, directeur de recherche au CNRS. 

Sixième problème : la toxicité de la protéine S. En défense du Dr Mike Yeadon, j’ai déjà évoqué l’action délétère de la protéine S du SARS-CoV-2 dans la formation d’agrégats de plaquettes et de leucocytes, même en l’absence du virus (ici, , et ici, et là, puis ici). Comme le dit Yeadon, on savait que les protéines S de ce type de virus sont dommageables et toxiques. Tel était déjà le cas de la protéine S du SARS-CoV-1 sur des pneumocytes en culture, mais également injectée à des souris, elle provoque des lésions pulmonaires graves et parfois fatales. Cette protéine S provoque la chute de l’expression du gène ACE2, ce qui prive d’une protection décisive les cellules qui en sont pourvues : ceci avait déjà été montré pour celle du SARS-CoV-1, et récemment pour celle du SARS-CoV-2. Et en plus, elle est capable d’entrer dans le cerveau.

La protéine S (en l’absence du virus) est cytotoxique vis-à-vis des cellules endothéliales des artères pulmonaires (ici, , et ici, et là), et  déclenche des événements de signalisation intracellulaire par l’entremise du récepteur ACE2, ainsi parasité, qui peuvent favoriser l’hypertension artérielle pulmonaire ainsi que d’autres complications cardiovasculaires. C’est vraisemblablement l’expression de la protéine S qui déclenche les évènements de thromboses et de thrombopénies (hypoplaquettoses) post-vaccination.

Début mars, neuf pays européens suspendent l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca en raison d’évènements thrombotiques graves. Après « étude » des cas, l’EMA annonce rapidement que les bénéfices du vaccin l’emportent largement sur les effets indésirables. La journaliste du British Medical Journal qui fait état de cette déclaration se laisse emporter par son enthousiasme et titre même le 19 mars 2021 : « Covid-19 : le vaccin d’AstraZeneca n’est pas lié à un risque accru de caillots sanguins, selon l’EMA », ce que ne dit pas l’EMA. Le 26 mai, l’agence de réglementation des médicaments et des produits de santé du Royaume-Uni rapportait 128 cas de thromboses du sinus veineux cérébral (TSVC) et 220 cas d’autres évènements thrombotiques associés à une thrombopénie, soit un taux d’incidence estimé égal à 13,6 par million de doses. Et enfin, le 4 juin 2021, l’EMA reconnaissait au moins 169 cas de TSVC et 53 cas de thromboses de la veine splanchnique parmi les 34 millions de personnes ayant reçu le vaccin d’AstraZeneca (6,5 cas par million de vaccinés).

Au Danemark, à la mi-mars 2021, sur les 1873 femmes pour lesquelles des mesures de plaquettes post-vaccination (une seule dose) étaient disponibles, 50 ont présenté une thrombopénie : 24 sur 813 (3,0 %) ont été vaccinées avec le vaccin d’AstraZeneca et 16 sur 1060 (1,5 %) l’ont été avec les vaccins Pfizer et Moderna. Or, dans la plupart des cas d’événements thrombotiques signalés après la vaccination, des anticorps contre le complexe du facteur plaquettaire 4 (PF4) étaient impliqués. La possibilité d’une réaction auto-immune déclenchée par la protéine S est renforcée par la découverte que le facteur PF4 et la protéine S peuvent se fixer l’une à l’autre et les anticorps anti-PF4 réagissent avec la protéine S.

Un autre mécanisme de toxicité de la protéine S repose sur la disponibilité de variantes solubles de la protéine S à la suite d’événements d’épissage alternatifs de l’ARN vaccinal. Ces variantes solubles de la protéine S se fixent aux cellules endothéliales exprimant le récepteur ACE2, ce qui peut déclencher une cytotoxicité dépendante des anticorps ou une cytotoxicité dépendante du complément. 

Enfin, le septième problème est celui des myocardites provoquées chez les jeunes. Les jeunes gens ne présentant pas de pathologies, et notamment les moins de 30 ans, n’ont aucun intérêt personnel à être vaccinés car pour eux les risques de souffrir de pathologies et d’effets secondaires graves par vaccination sont supérieurs à ceux des effets du covid. D’ailleurs, au Royaume-Uni, le Comité mixte sur la vaccination et de l’immunisation vient de reconnaître début septembre 2021 que la « marge de bénéfice » de la vaccination des 12 à 15 ans était considérée comme trop faible relativement au risque viral, lui-même bien plus faible encore, encourus par les enfants en bonne santé, et ne recommande donc pas leur vaccination.

Au Canada, en Ontario, la Santé Publique a rapporté que les myocardites post-vaccinales touchaient à 80 % les garçons (suivis du 13 décembre 2020 au 7 août 2021). Les taux de myocardites les plus élevés survenaient chez les garçons âgés de 18 à 24 ans. Après la seconde dose, les nombres de cas étaient égaux à 37 par million pour le vaccin Pfizer et 263 par million pour celui de Moderna. Or, les enfants mineurs n’ont pas été vaccinés. En revanche aux États-Unis, oui. Alors qu’en est-il chez les enfants mineurs ? Le Dr Tracy Høeg de l’Université de Californie et ses collègues ont analysé les réactions indésirables aux vaccins Covid chez des enfants américains âgés de 12 à 17 ans au cours des six premiers mois de 2021. Ils estiment le taux de myocardites après deux injections du vaccin Pfizer à 162 cas par million pour les garçons en bonne santé âgés de 12 à 15 ans et à 94 cas par million pour les garçons en bonne santé âgés de 16 à 17 ans. Selon les taux d’infection actuels aux États-Unis, le risque qu’un adolescent en bonne santé soit hospitalisé à cause du Covid est d’environ 27 par million, ont-ils ajouté. Cela signifie que le risque de complications cardiaques après vaccination est 6 fois plus élevé que celui d’une hospitalisation pour les 12 à 15 ans. C’est ce qui a précipité la décision britannique de ne plus recommander la vaccination aux adolescents. En revanche, notre ministre Olivier Véran reste imperturbable.

Alors que conviendrait-il de faire ? Ne vacciner que les adolescents souffrant de pathologie les plaçant à risque face au SARS-CoV-2, ainsi que les plus de 30 ans volontaires, et ajouter à la panoplie thérapeutique les traitements à l’ivermectine et celui combiné HCQ plus AZI, mais ceci de manière précoce, dès la survenue de la maladie. D’autant plus que ceux qui se sont naturellement vaccinés après avoir contracté la variante Alpha du SARS-CoV-2 sont 13 fois plus protégés contre la variante Delta que les vaccinés avec le vaccin Pfizer. 

5) Si donc il y a bel et bien des doutes et des incertitudes importants sur la sécurité de ces vaccins biotechnologiques anglo-saxons, comment envisager une approche vaccinale plus respectueuse de la santé à court, moyen et long terme des vaccinés ?

JP.B. — Pourquoi le peuple français n’a-t-il pas accès à de véritables vaccins pasteuriens, une approche qui a fait ses preuves depuis des décennies ? Il s’agit de vaccins contenant l’agent pathogène, en l’occurrence, le virus SARS-CoV-2, et même ses différentes variantes inactivées (tuées). Les vaccins chinois Sinopharm en font partie. Les résultats de la phase III des essais cliniques des deux vaccins Sinopharm, celui de Pékin (utilisé au Maroc) et celui de Wuhan, montrent que celui de Pékin est efficace à 78 % contre 72 % pour celui de Wuhan. L’OMS a validé son utilisation en urgence le 7 mai dernier. Le 4 mai 2021, l’UE prétendait vouloir, enfin, évaluer ces vaccins chinois : alors que deux semaines avaient suffi pour valider les vaccins anglais et américains, nous attendons toujours la décision de l’UE pour ceux chinois, en dépit de la décision de l’OMS.

L’un des vaccins cubains (dont les médias dominants ne parlent jamais), nommé Soberana 2, est basé sur une protéine chimérique dans laquelle le domaine de fixation au récepteur de la protéine spiculaire S du SARS-CoV-2 est fusionné à la toxine tétanique, laquelle protège la partie coronavirale contre la dégradation. Or, nous sommes tous vaccinés contre le tétanos (c’est bien entendu une condition obligatoire pour recevoir ce vaccin) avec des globules blancs circulant déjà « dressés » contre la toxine tétanique et qui amplifient donc la réponse à la protéine virale S.

La société pharmaceutique nantaise Valneva évalue actuellement un vaccin de type pasteurien mais comme le gouvernement français n’a pas voulu investir dans sa production, celle-ci est réalisée en Grande-Bretagne (peut-être jamais puisque le gouvernement du Royaume-Uni vient de dénoncer le contrat). Pourquoi l’UE et le gouvernement français n’ont-ils pas décidé de soutenir Valneva dans sa quête ? Pourquoi une décision à ce point contraire aux intérêts de notre pays ? Maintenant que presque 95 % des vaccinés français l’ont été avec le vaccin Pfizer, cette option pour le tout anglo-saxon avantage outrageusement cette entreprise étatsunienne, contrairement aux intérêts stratégiques et économiques de la France.

D’autres approches sont possibles, et notamment celle développée par une équipe de l’Université de Timisoara dirigée par le Pr Virgil Păunescu en partenariat avec la société OncoGen, et qui est l’un des vaccins candidats reconnus par l’OMS : des peptides (fragments des protéines virales S et M) sont utilisés après sélection pour leur capacité à susciter la production d’anticorps ; le grand avantage sur la stratégie Pfizer est que la protéine S n’est pas produite en son entièreté (idem avec le vaccin cubain Soberana 2), et l’on évite donc sa toxicité reconnue, et dont je viens juste de parler, car les fragments de la protéine S ne sont pas toxiques mais restent immunogènes. En revanche, la société Sanofi développe un vaccin basé sur la purification et l’injection de la protéine S virale ; c’est une erreur puisqu’elle est toxique !

Tout récemment, une équipe française de l’INSERM vient de montrer la grande efficacité d’un nouveau type de vaccin anti-covid sur des macaques. Le principe vaccinant, très intelligent, est une protéine chimérique dans laquelle le domaine de fixation au récepteur de la protéine S du SARS-CoV-2 (224 acides aminés) est fusionné à un anticorps monoclonal anti-CD40 humain, ce qui permet l’adressage de cette chimère vers les cellules phagocytaires dendritiques porteuses du récepteur CD40 ; or ces cellules jouent un rôle clé dans le déclenchement de la réponse immunitaire et l’activation des lymphocytes T et B (producteurs d’anticorps).

Comment est-il possible que le conseil scientifique n’ait pas renseigné le gouvernement en la matière ? À un moment où la vaccination devient obligatoire et où les fabricants bénéficient d’une exemption totale de responsabilité, la moindre des exigences serait que nous eussions un véritable choix vaccinal et non pas uniquement les vaccins biotechnologiques. Et cette palette vaccinale plus large déciderait une partie des actuels réfractaires à opter pour la vaccination, ce que veulent nos dirigeants. Si le gouvernement le décidait, il serait encore temps d’aider et d’investir auprès de la société OncoGen, d’encourager et d’aider l’équipe française de l’INSERM développant un nouveau type de principe vaccinant, et de passer contrat avec la société Valneva pour une production de leur vaccin en France et pas uniquement au Royaume-Uni.

Source : https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/131021/vaccins-genetiques-doutes-et-propagande-entretien-2-avec-jean-paul-bourdineaud

Une réflexion sur “Vaccins génétiques, doutes et propagande : entretien (2) avec Jean-Paul Bourdineaud

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Restez informer

En vous abonnant à la Newsletter, vous acceptez que vos données personnelles soient traitées par la Résistance dans le but de vous envoyer la Newsletter. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment grâce au lien de désinscription à la fin de chaque newsletter.

Newsletter

INSCRIPTION À LA NEWSLETTER

WordPress Cookie Notice by Real Cookie Banner