WhatsApp au crible de la protection des données : ce qui arrive à tes données

WhatsApp fait toujours partie des applications les plus populaires. La messagerie permet d’échanger des messages sur Internet sans frais de transmission supplémentaires et sur différents systèmes d’exploitation. Cependant, de plus en plus de voix critiques s’élèvent contre WhatsApp et sa maison mère Meta (anciennement “Facebook”). Il est temps de faire le point sur la protection des données.


WhatsApp, le géant parmi les messagers

WhatsApp est toujours le leader parmi les messageries, malgré toutes les mises en garde et les problèmes de protection des données. Selon une étude Statista de 2020, 94% des personnes interrogées utilisaient WhatsApp, suivi par Facebook Messenger avec 51%. Threema est distancé avec 3% et Signal avec seulement 2%. Les chiffres montrent clairement qu’il est encore difficile de renoncer à WhatsApp ou qu’il faut faire preuve de persuasion auprès de ses amis et connaissances.

Problème de protection des données : consultation du carnet d’adresses sans consentement

En 2017, le jugement de l’AG Bad Hersfeld a attisé toutes sortes de remous. Le juge avait alors constaté que la mère n’avait pas surveillé son enfant de manière adéquate lorsqu’il utilisait son téléphone portable. Dans le cadre de cette surveillance, elle aurait dû obtenir le consentement écrit de toutes les personnes figurant dans le carnet d’adresses de son enfant avant de transmettre leurs données à WhatsApp. Car sinon, l’enfant risquerait d’être rappelé à l’ordre par les personnes concernées.

On pourrait certes penser que les personnes qui utilisent leur téléphone exclusivement à titre privé n’ont pas besoin de demander le consentement de leurs contacts, mais ce n’est pas le cas. En effet, conformément à l’article 2, paragraphe 2, point c) du RGPD (ou, à l’époque de l’arrêt, à l’article 27, paragraphe 1, phrase 2 de l’ancienne BDSG), le traitement des données à des fins personnelles et familiales n’est pas couvert par le cadre réglementaire de la protection des données. Par conséquent, elles ne sont pas applicables dans ces cas et toute responsabilité en vertu du RGPD est donc exclue. Mais le tribunal a également confirmé l’application de l’exception budgétaire et a admis à l’époque une responsabilité délictuelle en vertu des articles 823 et 1004 du BGB (Code civil allemand) par analogie, car l’enfant violait le droit à l’autodétermination en matière d’information de toutes les personnes de contact concernées en utilisant WhatsApp. D’autres jugements ou avertissements dans ce sens n’ont toutefois pas suivi.

Actuellement, WhatsApp ne peut souvent pas être utilisé sur les téléphones portables d’entreprise de manière conforme à la loi du point de vue de la protection des donnéesS. 74 et suivantes) dans un examen des canaux de communication des communes comme étant admissibles. Depuis cette évaluation, le Privacy Shield a été annulé par la CJCE et WhatsApp a adapté à plusieurs reprises ses conditions de traitement des données pour les utilisateurs professionnels, de sorte que ces points devraient être réexaminés avant une utilisation dans l’entreprise.

Traduction de l’article : https://www.dr-datenschutz.de/whatsapp-im-datenschutz-check-das-passiert-mit-deinen-daten/

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